7 roman thierrybisUne première lecture pour cette saison:

Au fil d'Isis... & Les trois épreuves d'Isis

deux recueils de textes mêlant prose et poésie !

 

 

Une deuxième lecture:

Raconte-moi Mozart...

un cinquième roman se déroulant au coeur des Alpes-de-Haute-Provence !

 

 

Une troisième lecture:

Auprès de ma blonde

Le sixième roman, un suspense psychologique !

 

 

Une quatrième lecture: son dernier roman !

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Un roman dans l'air du temps!

 

Charme, Légèreté, Humour et Convivialité sont les mots-clés de ce site.

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Articles de thierry-mariedelaunois

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Les questions sans réponse claire et nette, par Thierry-Marie Delaunois

Par Le 15/03/2016

Refus1

 

 

 

  "Les questions les plus intéressantes restent des questions: elles enveloppent un mystère. A chaque réponse, on doit joindre un "peut-être". Il n'y a que les questions sans intérêt qui ont une réponse définitive." Paroles extraites de "Oscar et la Dame rose" de E.-E. Schmitt, et l'on peut ajouter, à coup sûr, que les réponses fluctuent aussi au fur et à mesure de l'évolution de nos pensées, ou tout simplement de nos humeurs. Nos pensées ont une vie, donnent la vie: les questions sans réponse concrète alimentent notre réflexion sur le monde et sur nous-mêmes. Rainer Maria Rilke: "Soyez patient envers tout ce qui n'est pas résolu dans votre coeur et essayez d'aimer les questions elles-mêmes, comme si elles étaient des salles verrouillées ou des livres écrits dans une langue qui vous est étrangère. Ne cherchez pas les réponses maintenant car elles ne peuvent vous être données, vous ne seriez pas en mesure de les vivre. L'important, c'est de tout vivre! Vivez les questions maintenant! Peut-être serez-vous alors progressivement capable, sans même vous en apercevoir, de vous approcher doucement des réponses." Rilke a-t-il raison ou tort? Plus l'un que l'autre sans doute; il y a également le fait que nos pensées conditionnent considérablement les réponses, les débuts de réponses...

  L'état d'esprit? Essentiel: l'un estimera qu'il n'est que poussière animée à la naissance avec comme seul but, un but louable, de gagner sa vie par le travail quel qu'il soit tandis que l'autre se verra en tant qu'être doté d'une âme qui possède la force de s'extraire de sa condition, du quotidien, dans le but de mener ce qu'il appellerait  sa mission suprême. Un summum en soi.

  L'un stagnera, forçat d'une certaine manière, afin de gagner sa croûte, réussira ainsi sa vie par sa persévérance et sa détermination, une réussite comme une autre; l'autre, animé intérieurement par on ne sait quel génie, évoluera, souvent en marge, s'élèvera, partagera ses idées, les développera, fera des adeptes, un autre type de succès qui sera surtout bénéfique pour lui-même, son âme, son esprit, son coeur, et il rayonnera intérieurement autant que le soleil, à faire pâlir d'envie les autres, la plupart ne comprenant (probablement) pas d'où vient cette énergie, cette phénoménale motivation.

  Les questions sans réponse? Le premier, surtout préoccupé par ses investissements et ses comptes en banque, passera à côté de celle-ci, ne se posant que des questions pratiques, d'ordre matériel, éludant les questions existentielles la plupart du temps mais avec malgré tout un but honorable: la constitution d'un capital. Le second, pas nécessairement plus intelligent mais habité par on ne sait quel diable du point de vue du premier, apportera avec le temps des esquisses de réponse, chercheur et aventurier de l'être dans l'âme. Une coexistence pacifique entre le premier et le second? Pas toujours malheureusement, les frustrations aidant, des divergences émergeant quant aux réponses...

Les Arts? Les Lettres? Les livres? Peuvent-ils apporter des réponses? Mark Twain: "Le danger, ce n'est pas ce qu'on ignore, c'est ce que l'on tient pour certain et qui ne l'est pas." Devrait-on laisser les livres clos? Ne pas les lire par crainte de trouver des réponses qui ne nous satisferaient point, ou d'y découvrir des vérités qui n'en sont point? Schmitt nous offre cette réponse, sur les livres clos, dans sa nouvelle "Un amour à l'Elysée"; "Il en est des destins comme des livres sacrés: c'est la lecture qui leur donne un sens. Le livre clos reste muet; il ne parlera que lorsqu'il sera ouvert et la langue qu'il emploiera sera celle de celui qui s'y penche, teintée par ses attentes, ses désirs, ses aspirations, ses obsessions, ses violences, ses troubles. Les faits sont comme les phrases du livre, ils n'ont pas de sens par eux-mêmes, seulement le sens qu'on leur prête."

  S'écarte-t-on ici de notre sujet "Les questions sans réponse"? Livre clos, esprit clos: pas de question soulevée, point de réflexion, point de réponse! La meilleure des solutions? L'ouvrir - le livre bien sûr! - ou le laisser clos? Voici une question qui possède une réponse, qui nécessite une réponse claire et nette: un choix est à faire, ferme. S'ouvrir ou se fermer? La réponse est en vous et, en théorie, qui cherche trouve...

Bougie1 1 

Dans Partage II
Foiredulivrebruxelles2016

Auteurs, éditeurs, foire, succès, malaise, par Thierry-Marie Delaunois écrivain

Par Le 04/03/2016

Foiredulivrebruxelles2016

 

 

  Une fermeture temporaire de l'accès principal en raison de l'afflux, le slalom dans les allées, des files à n'en pas finir à certaines séances de dédicaces, les débats pris d'assaut, c'est un réel succès  pour la dernière foire du Livre de Bruxelles: dès le premier jour, le jeudi, jour ordinairement mortel pour les exposants, la foule s'est manifestée, solliciteuse, le pari de la gratuité se révélant payant, la fréquentation ayant littéralement explosé: 70500 préinscrits et environ 600 élèves sans compter les personnes venues sans sésame et le dimanche soir, on enregistrait une hausse de 70% des entrées par rapport au même jour l'année précédente. Un raz de marée. Certains exposants (174 pour 434 éditeurs) ont réalisé le samedi soir leurs chiffres accomplis sur toute la durée de la précédente foire, conséquences: déjà des signatures pour 2017 et de nombreuses demandes...

  Les éditeurs heureux? Petits et grands se sont montrés satisfaits avec une progression de 30% de leurs ventes, fameux! La gratuité? On la redemande, pourquoi ferait-on à présent marche arrière? Paroles de Dany Laferrière himself: "Le prix crée une barrière artificielle. Les gens n'achètent plus à cause de cette barrière symbolique. Ne pas payer, ce n'est pas juste une affaire de gratuité; quand c'est gratuit, le livre a l'air plus accessible." Une formule à renouveler? Répéter? "Assurément", nous proclame Hervé Gérard, le président du Conseil d'administration de la Foire, que j'ai eu l'occasion - le plaisir, avouons-le! - de saluer. Et si les partenaires publics et privés se montrent un peu plus généreux l'année prochaine, l'investissement fait sur l'avenir deviendrait rentable... Non?

  Un public plus jeune et des débats bien plus suivis cette année? L'autre grande tendance, c'est l'arrivée d'un public autochtone, acheteur et en effet plus jeune: environ 700 personnes, une partie non négligeable pour un dessinateur BD et youtubeur connu; notons également et avec soin un bel afflux pour Frédéric Lenoir au Théâtre des Mots et une file conséquente pour l'incontournable Amélie Nothomb repérable de loin grâce à son légendaire chapeau noir tandis que Pierre Kroll, Philippe Geluck et Melvin Burgess ont eux aussi connu leur petit succès, le bémol étant, comme mentionné précédemment, la gestion quelque peu chaotique des entrées. Il fallait être auteur ou exposant pour pénétrer aisément, par le côté opposé - moi de même, pardon! -, dans cette antre du livre.

  Mais un malaise, bien réel, persiste malgré tout, en cause: une certaine déconsidération des éditeurs, mais pas tous, vis-à-vis des auteurs et que dire de la légèreté - insoutenable? - avec laquelle sont traités la plupart des manuscrits non sollicités? Un débat fut ouvert par Clotilde Guislain, directrice aux éditions Mardaga: quand l'édition s'affaiblit, la culture s'appauvrit. Vraiment?

  Faudrait-il lui rappeler, diplomatiquement éventuellement, que le fonds de commerce des éditeurs est composé des "auteurs"? Sans ces derniers, sa maison d'édition s'en irait au vent. Plus d'auteurs, pas d'édition! Pas d'auteurs, plus de lectures! Les objectifs d'un auteur ne sont pas ceux d'un éditeur; cependant l'un dépend de l'autre. Logique. Inéluctable. Si les premiers venaient à disparaître par manque de délicatesse des seconds, il va de soi que ces derniers s'évanouiraient - dans tous les sens du mot - face aux techniques d'édition émergeantes. Venir en aide aux éditeurs? Très bien mais pourquoi pas également aux auteurs, créateurs de culture? Car les heureux éditeurs ne sont pas détenteurs de la culture littéraire, ils n'en sont que le support technique. La culture est aux mains de ceux qui la créent: écrivains, peintres, sculpteurs, scénaristes, musiciens, artisans.

  Premier problème: une maison d'édition honorable reçoit 200 manuscrits par mois alors qu'elle souhaite n'éditer que vingt livres par an, chaque livre exigeant un sérieux investissement; deuxième problème: la rétribution des droits d'auteurs, souvent deux à trois euros sur un livre de 24 euros; troisième problème: les auteurs! Quels sont ceux qui retiennent l'attention? Faut-il être académicien, une star ou un personnage public, ou s'être déjà fait un nom autrement? Être publié relève de la chance, semble-t-il, et le sort des manuscrits paraît aussi hasardeux que celui d'une bouteille jetée à la mer par un naufragé. Lettre morte? Que de "perles" perdues et il faut relever, de surcroît, qu'en quelques années le nombre de lecteurs a bien diminué... 40 à 50% de moins selon diverses sources.

  Editeurs, éditrices, plus de considération, s'il vous plaît, pour les génies...pardon, les auteurs et leurs manuscrits; sinon ils prendront la poudre d'escampette et iront davantage pousser la porte des autres formes d'édition, et ce sera tout bénéfice pour eux. Souhaitez-vous sauver Willy? La culture? Dans ce cas, accueillez et aidez l'auteur comme un frère, une soeur, un cousin, une nièce... D'accord? Merci pour lui...ou elle!

Foiredulivrebruxellesbonheur  

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