Tuer le père de Amélie Nothomb selon Thierry-Marie Delaunois écrivain

 

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  Curieux roman! Court récit, le vingtième publié, au style alerte - très peu de longues phrases! -, écrit visiblement d’une traite, "Tuer le père" fait songer au sorbet que l’on place entre le saumon grillé et les profiteroles: on l’accueille comme un intermède - entre "Une forme de vie" et un projet peut-être plus dense? - alliant narration, théâtre et silences, où fluidité et spontanéité débordent. Apparemment, car la vie tout entière n’est-elle pas parfois une triche? Classique - ou presque - du "triangle amoureux", le roman prend soudain une curieuse tournure pour se conclure abruptement selon moi. La relation entre Norman et Joe s’affiche filiale: "Il m’adore comme un gamin de quinze ans adore son père. Donc, il a envie de me tuer... J’ai peur pour lui."

  Le passage sur le feu surprend, magnifiant l’élément, apportant angoisse et fascination. L’obstination de l’un ou l’autre personnage frise l’absurdité mais l’ouvrage, réussi, est bien ficelé, et l’on savoure son goût de sorbet.

  Joe, quinze ans, pas de père, quitte sa mère pour vivre sa vie. Début de l’aventure.

  Norman, talentueux magicien, se prend d’affection pour Joe, l’initie au jeu. Début de complicité.

  Christina, la compagne de Norman, accepte d’emblée Joe chez eux. Début d’une forme de quotidien.

  Vivable? C’est à voir...

  En dire plus? Cela tuerait plus que le père...

  Coup de poker? Allez savoir ce qui se passe dans la tête d’Amélie...

 

  Thierry-Marie Delaunois, le 31 juillet 2011

 

 

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