7 roman thierrybis

7 roman thierrybis

 

Une première lecture pour cette saison:

Au fil d'Isis... & Les trois épreuves d'Isis

deux recueils de textes mêlant prose et poésie !

 

 

Une deuxième lecture:

Raconte-moi Mozart...

un cinquième roman se déroulant au coeur des Alpes-de-Haute-Provence !

 

 

Une troisième lecture:

Auprès de ma blonde

Le sixième roman, un suspense psychologique !

 

 

Une quatrième lecture: son dernier roman !

Connectée

Un roman dans l'air du temps!

 

Charme, Légèreté, Humour et Convivialité sont les mots-clés de ce site.

Top du web catégorie littérature, référencement optimal, de l'inédit, à consommer gratuitement et sans modération !

 

 

Jardin, écrin, par Thierry-Marie Delaunois écrivain

Extraordinaire est le petit jardin;

Enchanteresses sont ses senteurs et saveurs;

Y séjourner ne peut que nous rendre serein,

Les rayons du soleil le baignant de douceur.

 

Verdoyante à décrocher le vertige,

Une herbe folle nous accueille en maître;

Frappé par sa beauté, l'être humain se fige;

se courbent l'arbrisseau et le petit hêtre.

 

Fière, une fontaine au doux clapotis

Procure apaisement et sérénité,

Nous menant sans détour tout droit au Paradis,

Là où ne règnent que splendeur et pureté.

 

Une légère brise s'élevant soudain,

Un merle, surpris, ne peut alors qu'écouter,

Prêtant l'oreille, l'oeil vif, au petit matin,

Aux esquisses et à ses singularités.

 

Une pâquerette semble lui sourire

Alors qu'une rose plie, frissonnante;

Dis-moi, le merle, ce que cela t'inspire,

Cette nature secrète et foisonnante?

 

Tu te tais, bel oiseau? Qui ne dit mot consent?

Le silence est de mise, tu as raison;

Bucolique est le jardin et tu le ressens,

Magnifique, et quelle que soit la saison.

 

Mais quand le chat du coin paraît subitement,

Se faufilant, espiègle, guettant le merle,

L'oiseau, le connaissant, ne peut sans sentiments

Qu'ouvrir le bec et agiter sec ses ailes.

 

File, gros matou, tu ne m'attraperas point,

Chasse l'alouette, l'insecte, la souris,

Tu sais bien que moi, je serai déjà fort loin,

Toi, te retrouvant sur ta faim, perdant, marri.

 

Quant à notre ami Jupiter, nain de jardin,

Une allure de petit démon malicieux,

Voire lutin, avec un beau luth à la main,

Les nuits de pleine lune, il prend vie, heureux,

Pour nous jouer des airs entraînants et coquins,

La nuit se posant sur ces rythmes savoureux

Qu'il égrène en continu jusqu'au matin,

inspiré, détendu, le regard lumineux.

 

S'anime-t-il réellement, le Jupiter?

Est-ce le fruit de notre imagination?

Les chants de son luth vont-ils jusqu'en bord de mer,

Purs, prenants, nous invitant à la compassion?

 

Notre mémoire et notre âme sont des écrins,

Pensées, souvenirs sont l'argenterie;

Jetons-en la clé et laissons pousser les grains;

Tôt ou tard nous ne récolterons la vie.