7 roman thierrybisUne première lecture pour cette saison:

Au fil d'Isis... & Les trois épreuves d'Isis

deux recueils de textes mêlant prose et poésie !

 

 

Une deuxième lecture:

Raconte-moi Mozart...

un cinquième roman se déroulant au coeur des Alpes-de-Haute-Provence !

 

 

Une troisième lecture:

Auprès de ma blonde

Le sixième roman, un suspense psychologique !

 

 

Une quatrième lecture: son dernier roman !

Connectée

Un roman dans l'air du temps!

 

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Richesse littéraire, par Thierry-Marie Delaunois

Fb img 1770237943400Une littérature plus riche qu’on ne le croit...

 

"La littérature est l’arme la plus puissante que l’Homme ait inventée pour se défendre contre les forces de la nature et de la société", une affirmation de Jean-Paul Sartre que l’on pourrait compléter par cette citation d’Albert Camus : "La littérature est le lieu où l’Homme se révèle à lui-même." Est-ce l’explication au fait que l’on écrit actuellement autant, les éditeurs, une bonne poignée en tout cas, croulant sous des monticules de manuscrits de nature diverse ? Romans, nouvelles, poèmes, essais également, atterrissent en continu dans les boîtes aux lettres et boîtes mail dans l’espoir d’une heureuse publication, mais tous ne sont malheureusement pas élus en fin de compte et quoi de plus normal ? Les comités de lecture veillent au grain, prélevant avec sérieux et minutie ce qui les accroche dès les premières lignes à condition bien sûr que l’écrit entre dans leur ligne éditoriale. Malgré ce tri, cette sélection souvent impitoyable, n’y aurait-il pas à présent sous nos cieux davantage d’auteurs que de lecteurs ? Loin de là ! On lit toujours autant qu’on écrit bien que ce ne soit pas toujours visible. Révélé. "La littérature est l’expression de la société, comme la parole est l’expression de l’Homme." Louis de Bonald.

On lit toujours, du plus jeune au plus âgé, et un peu partout bien que l’on soit entré dans une ère de "la smartpholie", pour preuve, c’est en arpentant Bruxelles, véritable mégalopole multi-culturelle, que j’ai rencontré ces derniers mois, en lecture, Barbara Abel dans le métro, Vincent Engel dans un snack, même notre regretté Pierre Mertens à un arrêt de bus ensoleillé et ceci sans compter l’illustre franco-belge Eric-Emmanuel Schmitt et "La Traversée des temps" sur une plage. Oui, la lecture traverse non seulement l’espace mais aussi le temps, il suffit d’être attentif à notre entourage et il ne s’agit pas ici de lecture sur tablette mais de livres "en chair et en os" posés sur les genoux. Le livre, être vivant non pas d’un pur et simple consommateur mais d’un véritable lecteur concentré à parfois en rater son arrêt de bus ou entrer en collision, le portable étant quant à lui le champion toutes catégories question gaffe, erreur, distraction, oubli... Tempora !

L’achat ? Bien sûr mais où ? Privilégions en permanence les librairies, les véritables librairies qui souvent peinent à conserver la tête - surtout le livre - hors de l’eau, la faute aux supermarchés et aux diaboliques plateformes numériques qui détruisent - n’ayons pas peur des mots - toute concurrence et sur lesquelles on trouve vraiment tout, et de tout, les libraires alors condamnés à de sévères sélections au cours desquelles n’émerge pas que le meilleur, le rentable étant indispensable pour éviter la chute du chiffre d'affaires. Le meilleur, le rentable - les deux font rarement la paire -, des choix parfois douloureux menant au manque de visibilité d’auteurs et d’autrices pourtant reconnus et appréciés dans le milieu littéraire. Pour la seconde fois est tombé le terrible mot, sélection, qui conduit régulièrement l’auteur à jeter l’éponge s’il ne choisit pas de se tourner vers l’auto-édition, la mort dans l’âme. Évolution ou cheminement inéluctable ? Les deux mènent de toute façon à l’éviction malheureuse d'œuvres de qualité, de pépites littéraires, de ces étagères et de ces vitrines tant convoitées. Une petite mort en soi ?

Nous parlions du manque de visibilité des auteurs et de leurs ouvrages qui se retrouvent plongés dans l’ombre des autres. Les en extirper pour les placer eux aussi au soleil ? Les Salons et Foires du livre ainsi que quelques autres événements semblables sont pour ceux-ci, auteurs et ouvrages, une véritable occasion de pouvoir sourire, de s’ouvrir si l’éditeur peut se permettre une présence souvent coûteuse dans ces grands rassemblements tels que, chez nous, la Foire du livre de Bruxelles et le Salon du Livre de Wallonie pour en citer au moins deux parmi les plus importants et les plus fréquentés du royaume. Ces Salons, la scène idéale ? Pas toujours : dans ce type d’événements où se retrouvent fréquemment quelques centaines d’auteurs si pas davantage, il y aura toujours un pourcentage non négligeable d’entre eux qui se sentiront noyés dans la masse, le lecteur potentiel passant son chemin pour se rendre auprès de l’une ou de l’autre locomotive de la publication. Peine perdue ? Eh bien non ! Il existe tout de même des mordus de littérature de qualité qui, en arpentant les lieux, savent très bien ce qu'il en est, ne se laissant pas leurrer par le tapage médiatique existant autour d’une petite poignée "d’élus", que ce soit justifié ou pas. Existerait-il alors des alternatives face à cette "sélection" pour ces auteurs et autrices qui mériteraient plus d’attention ? Les rencontres plus intimes et moins médiatisées au cours desquelles la qualité émerge plus aisément, la qualité de l’écrit tant sur le fond que sur la forme, style, élan et fluidité faisant de l’ouvrage une réussite.

Ces Rencontres, où peut-on les trouver ? En cherchant bien un peu partout ! À Bruxelles, citons notamment les Soirées des Lettres de l’AEB (Présidente : Martine Rouhart) et de l’AREAW (Président : Patrick Devaux), Les Rencontres des Editions Edern (Vincent Engel), le Faucerama (événement organisé par Gaëtan Faucer, directeur des Editions Lamiroy), le Vendredi de la Poésie (José Mangano), le Grenier Jane Tony (Marguerite Marie James), les Rencontres Littéraires de Bruxelles de l'Espace Art Gallery (Thierry-Marie Delaunois) et nous pouvons encore ajouter à cette liste non exhaustive des événements ponctuels organisés dans des librairies bruxelloises telles que Filigranes, Tropismes, Mot Passant, ces événements se chevauchant parfois malencontreusement. C’est qu’il n’y a que 52 semaines dans l’année avec quelques périodes de relâche, vacances ou congés obligent. Ce type de rencontres est généralement très prisé des auteurs et écrivains qui peuvent là davantage s’exprimer, accrochant définitivement un public déjà quasi conquis car il ne manque en fait que quelques arguments davantage liés au cœur pour voir l’ouvrage en scène quitter les lieux dédicacé, le lecteur repartant satisfait et même comblé. Il a acquis un trésor, il le sait, et précisons que le livre papier n’est pas prêt de disparaître.

Oui, notre littérature est plus riche qu’on ne le croit au départ et si on ajoute à cela les ouvrages d’auteurs qui se sont directement tournés vers l’auto-édition, ouvrages qui peuvent se révéler être également des pépites, n’ayant donc pas suivi le chemin de l’édition classique, on se retrouve alors face à une véritable caverne d’Ali Baba, la nôtre, dont une partie de celle-ci ne sera jamais complètement recensée. Nous avons précédemment parlé de sélection à différents niveaux. D’où pourrait-elle provenir ? Les préjugés éventuels et les idées reçues n’entrent-ils pas ici  quelque peu en ligne de compte, qui sait ? Prenons conscience de ces réflexes que nous avons à l’occasion vis-à-vis du chemin parcouru par une œuvre littéraire, ces écrits peuvent dissimuler d’étonnants récits de vie dignes d’être mis en évidence. En lumière. "L’écriture est un acte de résistance contre l’oubli. Une façon de comprendre le monde même si le monde est incompréhensible." Vincent Engel, écrivain, éditeur et universitaire belge, figure centrale du paysage culturel de notre Belgique francophone, à qui je laisse ici le mot de la fin. Une riche fin.

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