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Auprès d'une blonde bombe à retardement? par Thierry-Marie Delaunois écrivain

Par Le 26/01/2017

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  Un écrivain peut-il réussir sa vie privée et familiale lorsque les trois quarts du temps il vit avec ses récits et ses personnages? Lui est-il possible de se détacher, voire de se déconnecter pour vivre pleinement le réel? Son quotidien? En quoi "Auprès de ma blonde" serait-il utile et même profitable aux étudiants du secondaire supérieur et au delà, qui se retrouvent confrontés à d'intenables et désespérantes situations côté coeur? L'hypersensibilité et le sentiment de jalousie sont-ils toujours totalement incontrôlables? Le suicide pur et dur, est-ce perçu comme un acte d'un courage extrême ou, au contraire, d'une grande lâcheté? Ces questions se posent immanquablement lorsque l'on sort de la lecture de "Auprès de ma blonde" de Thierry-Marie Delaunois, son sixième roman qu'il est également difficile de classer dans un genre bien précis.

  Après un court prologue à laisser pantois le lecteur, celui-ci se retrouve projeté dans le décor enchanteur d'un parc où semble s'ébaucher une romance toute gentillette mais petit à petit, un singulier mystère se met à émerge, la sensibilité des personnages s'exacerbant, pour virer finalement au véritable suspense, le tout émaillé de dialogues ping pong. Mais en fin de compte où réside l'intérêt de ce roman? Pourquoi faut-il absolument lire cet ouvrage très ancré dans la réalité de notre monde?

  Drame contemporain aux accents de tragédie antique, "Auprès de ma blonde" est un récit contrasté  par intermittences théâtral à souhait nous mettant en présence de protagonistes sensibles fragilisés par la vie, même esseulés qui, chacun à leur manière, tentent de conserver la tête hors de l'eau, l'eau d'un lac réputé dangereux, mais une petite présentation s'impose à présent, que nous tirerons de la revue Nos Lettres de l'Association des Ecrivains Belges de langue française (A.E.B.):

  "Le dernier roman de Thierry-Marie Delaunois, édité chez Chloé des Lys, nous entraîne sur les pas d'un promeneur solitaire, nous parle de noyades et de mystères dans un récit sombre contrastant avec un décor féérique, celui d'un grand parc verdoyant où s'étend un lac peuplé de cygnes et de canards.

  Ce lac dangereux semble bien être le personnage principal et menaçant de ce thriller-conte de fées.

  Un roman plein de surprises (d'où la brièveté de cette présentation), que l'auteur, ludique et sincère, pris au jeu de son imagination, semble avoir pris beaucoup de plaisir à créer." Anne-Michèle Hamesse, présidente de l'A.E.B.

  Un lac personnage principal de surcroît menaçant? Mais en quoi? A nouveau un mystère qui ne sera levé que si l'oeuvre est lue dans son entièreté car de la première à la dernière page, les eaux de ce lac se révèlent omniprésentes, quasi obsédantes mais revenons-en plutôt aux premières questions que nous nous sommes posés!

  L'écrivain peut-il facilement trouver un équilibre entre l'écriture au quotidien et sa vie privée? Suivons André, l'un de nos héros malgré lui, dans son insolite rencontre avec la belle Séréna, une blonde "pas piquée des vers", ne comptant pas pour une prune, et découvrons ce qu'il advient d'eux...

  Dès qu'il y a amour et/ou passion, la raison, la nôtre, devient-elle aveugle, une autre manière de poser la question? Suivons ici Hélène, jeune mère célibataire de trois enfants, dans ses prises de position parfois extrêmes et voyons ce qu'il va ici aussi advenir...

  Cette envie ou ce besoin de vouloir subitement en finir avec la vie pour échapper à une souffrance devenue intolérable peut-il être maîtrisé? Être soigné de manière efficace? "L'écriture, ça libère; voir un psychiatre, ça aggrave!", parole prononcée tout récemment par une connaissance... Faut-il le croire?

  Ouvrir "Auprès de ma blonde" de Thierry-Marie Delaunois pour se faire sa propre opinion, n'est-ce pas risqué? Qui sait! Une bombe à retardement en quelque sorte que ce roman? C'est à voir, même à ressentir, et il y aura probablement autant d'interprétations que d'individus sur terre au final...si vous survivez!

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Misère, espoir, désillusion mais courage! par Thierry-Marie Delaunois

Par Le 05/12/2016

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70 ans d'immigration italienne en Belgique: Misère, espoir, désillusion mais courage!

 

Un choix? Une obligation? Etait-ce acceptable?

La quête d'un avenir meilleur envisageable?

Un pareil exode nous serait-il profitable?

Avatages sociaux et logements convenables,

On nous promettait! Que des arguments admirables!

Pour nous, peuple affamé et c'était indéniable,

Quitter notre terre devenue misérable,

C'était à présent nécessaire, inéluctable!

Désespoir...

 

Ces accords-charbon nous projetèrent sur les routes,

Nos coeurs emplis de rêves bien qu'assaillis de doutes

Mais nous espérions malgré tout, quoi qu'il nous en coûte,

Pouvoir un jour rentrer chez nous par ces mêmes routes

Ou par le train, après avoir gagné notre croûte,

Les sous accumulés dignement au compte-gouttes.

Des bras contre du charbon? Un peu tel une joute

Mais nous étions fort déterminés! En avant toute!

Espoir...

 

La Belgique, notre Eldorado? Désillusion:

Là aussi de la souffrance, de dures conditions

De travail, de salaire, de vie, d'habitation

Qui déclenchèrent en nous tristesse et confusion,

Et le drame de Marcinelle source d'émotions!

Persévérer? Se redresser? La seule solution!

Résister? S'adapter? S'intégrer? Une obligation

Pour que subsiste notre peuple! Les générations!

Espoir...

(Poème lu en public le 3 décembre 2016 dans le cadre de l'événement Italia 70: Poésie et musique avec Mangano)

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Ecrivains et auteurs, soyez fiers..., par Thierry-Marie Delaunois écrivain

Par Le 18/04/2016

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  Ah l'écriture! C'est imaginer, penser, chercher, encore réfléchir, se documenter mais c'est surtout créer! D'une toute simple idée, qu'elle soit basée sur un fait réel ou relevant du domaine du fantastique ou de la SF, peut germer un ouvrage puissamment structuré de plus de 300 pages, derrière cette structure toute une réflexion constructive, à la clé un scénario parfois sophistiqué pour des personnages malmenés et hauts en couleur. L'écrivain? Un créateur!

  Mais le manuscrit une fois clôturé vient alors - si l'on est réfléchi et consciencieux- la relecture, le contrôle méticuleux de son oeuvre - excusez du peu! - accompagné à l'occasion de sueurs froides dignes d'un Hitchcock: ce mot est-il bon? Cette phrase est-elle correcte? Cette expression est-elle appropriée? Juste? Existent notamment les fautes grammaticales et les fautes de style, le créateur n'étant pas à l'abri d'une coquille à moins que son cerveau soit connecté à une mémoire périphérique équivalente au gros Robert. L'écrivain? Un correcteur, de premier ordre en théorie!

  Vient ensuite le temps - parfois de l'ordre d'un siècle dans l'esprit du candidat à la publication - de la prospection d'un éditeur et l'on commence par les "aristos-éditeurs" avant de descendre progressivement - dans 98% des cas malheureusement - vers les "populos-éditeurs" - si je peux me permettre ces expressions... - si par malchance (?) le manuscrit devenu tapuscrit se faisait refouler. Jeter! S'y faire? S'y habituer? Si l'on n'est point une personnalité en vue ou si l'on n'a pas ses entrées chez l'un d'eux notamment. L'écrivain? Un croisé des temps modernes!

  Votre texte est subitement accepté par un éditeur quel qu'il soit? Sautez de joie même si l'aventure, une aventure digne d'un Indiana Jones, est loin d'être parvenue à son terme! Sautez de joie car vous allez être publié...et lu par vos amis et vos connaissances au minimum! Aventure loin d'être à son terme? Car il faut d'abord lire toutes les clauses, les petites comme les grandes, du contrat pour éviter de se faire avoir; ensuite l'éditeur peut exiger des retouches, voire un sérieux remaniement, pour que l'oeuvre soit à ses yeux acceptable, c'est-à-dire "commercialisable", c'est ainsi avec bien des maisons d'édition. L'écrivain? Un véritable aventurier!

  Enfin publié mais la promotion n'est pas suffisamment poussée? La visibilité de l'ouvrage laisse à désirer? Ne mène pas loin? Les libraires le dénigrent ou votre livre passe finalement inaperçu? L'auteur n'a pas une forte image - capitale malheureusement - porteuse ou on ne le voit que trop peu devant les objectifs malgré la qualité, tant sur le fond que sur la forme, de son récit? Il doit alors... Vous devez alors vous retrousser les manches, partir sur le terrain, celui du numérique autant que sur l'autre, pour vous faire connaître, diffuser, apprécier, reconnaître et tout et tout...un parcours du combattant! L'écrivain? Un producteur-présentateur-animateur et agent littéraire, personne multiples talents obligés! C'est dur, épuisant, stressant? Votre motivation, votre endurance, votre patience sont mises à rude épreuve? Soyez fiers malgré tout!

  A la fois créateur, correcteur, croisé, aventurier et auto-agent littéraire, l'écrivain a du mérite, pas mal  de mérite mais beaucoup ne voient point - ou si peu - les efforts accomplis derrière une parution, une publication. Ecrivains et auteurs, soyez fiers malgré les difficultés rencontrées, ceci quel que soit le type d'éditeur qui vous a accepté: le fruit de votre réflexion si longue et si ardue est publié! Publié! Que ce soit en livre papier ou en format numérique, le résultat est à présent visible, à la portée de tous! Vous visez le succès? Comme les droits d'auteurs ne sont généralement pas très élevés, il faudra vous entourer d'une petite équipe énergique et efficace afin de promouvoir et de mettre en valeur votre livre, ou vous métamorphoser en vendeur hors pair, une stratégie d'enfer à l'esprit!

  Mais, au fait, ne vous êtes vous pas rendu compte que c'est déjà un succès d' être publié même si vous avez payé pour? Car vous avez créé, trouvé l'idée, les mots, les phrases! Bravo! Mes félicitations! Un ultime conseil si vous vous lancez dans l'écriture? Faites-le d'abord et principalement pour vous-même - Euh oui, cela peut au départ paraître curieux, voire égocentrique! - , pas pour gagner des euros! Trouvez votre style, votre genre de prédilection; si vous y croyez, cela se verra, se remarquera, et l'on vous suivra. Votre imagination et votre enthousiasme? A placer instinctivement en avant et surtout soyez fiers de vous, de vos publications! En conclusion? Point de lamentations, s'il vous plaît...à moins que vous ne vous prénommiez Jérémie!

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Les questions sans réponse claire et nette, par Thierry-Marie Delaunois

Par Le 15/03/2016

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  "Les questions les plus intéressantes restent des questions: elles enveloppent un mystère. A chaque réponse, on doit joindre un "peut-être". Il n'y a que les questions sans intérêt qui ont une réponse définitive." Paroles extraites de "Oscar et la Dame rose" de E.-E. Schmitt, et l'on peut ajouter, à coup sûr, que les réponses fluctuent aussi au fur et à mesure de l'évolution de nos pensées, ou tout simplement de nos humeurs. Nos pensées ont une vie, donnent la vie: les questions sans réponse concrète alimentent notre réflexion sur le monde et sur nous-mêmes. Rainer Maria Rilke: "Soyez patient envers tout ce qui n'est pas résolu dans votre coeur et essayez d'aimer les questions elles-mêmes, comme si elles étaient des salles verrouillées ou des livres écrits dans une langue qui vous est étrangère. Ne cherchez pas les réponses maintenant car elles ne peuvent vous être données, vous ne seriez pas en mesure de les vivre. L'important, c'est de tout vivre! Vivez les questions maintenant! Peut-être serez-vous alors progressivement capable, sans même vous en apercevoir, de vous approcher doucement des réponses." Rilke a-t-il raison ou tort? Plus l'un que l'autre sans doute; il y a également le fait que nos pensées conditionnent considérablement les réponses, les débuts de réponses...

  L'état d'esprit? Essentiel: l'un estimera qu'il n'est que poussière animée à la naissance avec comme seul but, un but louable, de gagner sa vie par le travail quel qu'il soit tandis que l'autre se verra en tant qu'être doté d'une âme qui possède la force de s'extraire de sa condition, du quotidien, dans le but de mener ce qu'il appellerait  sa mission suprême. Un summum en soi.

  L'un stagnera, forçat d'une certaine manière, afin de gagner sa croûte, réussira ainsi sa vie par sa persévérance et sa détermination, une réussite comme une autre; l'autre, animé intérieurement par on ne sait quel génie, évoluera, souvent en marge, s'élèvera, partagera ses idées, les développera, fera des adeptes, un autre type de succès qui sera surtout bénéfique pour lui-même, son âme, son esprit, son coeur, et il rayonnera intérieurement autant que le soleil, à faire pâlir d'envie les autres, la plupart ne comprenant (probablement) pas d'où vient cette énergie, cette phénoménale motivation.

  Les questions sans réponse? Le premier, surtout préoccupé par ses investissements et ses comptes en banque, passera à côté de celle-ci, ne se posant que des questions pratiques, d'ordre matériel, éludant les questions existentielles la plupart du temps mais avec malgré tout un but honorable: la constitution d'un capital. Le second, pas nécessairement plus intelligent mais habité par on ne sait quel diable du point de vue du premier, apportera avec le temps des esquisses de réponse, chercheur et aventurier de l'être dans l'âme. Une coexistence pacifique entre le premier et le second? Pas toujours malheureusement, les frustrations aidant, des divergences émergeant quant aux réponses...

Les Arts? Les Lettres? Les livres? Peuvent-ils apporter des réponses? Mark Twain: "Le danger, ce n'est pas ce qu'on ignore, c'est ce que l'on tient pour certain et qui ne l'est pas." Devrait-on laisser les livres clos? Ne pas les lire par crainte de trouver des réponses qui ne nous satisferaient point, ou d'y découvrir des vérités qui n'en sont point? Schmitt nous offre cette réponse, sur les livres clos, dans sa nouvelle "Un amour à l'Elysée"; "Il en est des destins comme des livres sacrés: c'est la lecture qui leur donne un sens. Le livre clos reste muet; il ne parlera que lorsqu'il sera ouvert et la langue qu'il emploiera sera celle de celui qui s'y penche, teintée par ses attentes, ses désirs, ses aspirations, ses obsessions, ses violences, ses troubles. Les faits sont comme les phrases du livre, ils n'ont pas de sens par eux-mêmes, seulement le sens qu'on leur prête."

  S'écarte-t-on ici de notre sujet "Les questions sans réponse"? Livre clos, esprit clos: pas de question soulevée, point de réflexion, point de réponse! La meilleure des solutions? L'ouvrir - le livre bien sûr! - ou le laisser clos? Voici une question qui possède une réponse, qui nécessite une réponse claire et nette: un choix est à faire, ferme. S'ouvrir ou se fermer? La réponse est en vous et, en théorie, qui cherche trouve...

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Thierry-Marie Delaunois présente "François Reibel et Stéphanie Reynaud au Salon du Livre de Paris"

Par Le 06/03/2014

A deux êtres d'exception au talent indéniable...

Reibel 

Les protagonistes:

François Reibel, écrivain et poète français ( "Madeleine", nouvelle, BNE Editions; "Les chimères assassinées",théâtre, BNE Editions,...) né à Reims, auteur de nouvelles et poésies;

Stéphanie Reynaud, comédienne ciné-TV-théâtre ("Un passé invisible", "Un ami sur qui compter", "Profilage",...), modèle, lectrice, chroniqueuse et photographe née à Saint-Vallier-sur-Rhône.

Reynaud 

Dans le cadre du Salon du Livre de Paris, le samedi 22 mars Stéphanie Reynaud nous a lu des extraits de "Madeleine" de François Reibel au stand BNE Editions (allée A, stand 46), une séance de lecture qui était à ne pas manquer, la voix claire et veloutée de la jeune comédienne et la qualité d'écriture de l'auteur ne pouvant que se rencontrer pour le meilleur, symbiose garantie!

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Madeleine

A la littérature accompagnée de la parole!

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Les critiques de publications, de Thierry-Marie Delaunois

Par Le 12/07/2012

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Sur le site, dans la catégorie "Lectures de l'auteur", découvrez les critiques de Thierry-Marie Delaunois, franches et complètes, des ouvrages suivants:

Boomerang, de Tatiana de Rosnay (blog)

Lorsque j'étais une oeuvre d'art, de Eric-Emmanuel Schmitt (blog)

Le miroir de Cassandre, de Bernard Werber (blog)

Les déferlantes, de Claudie Gallay (blog)

La femme au miroir, de Eric-Emmanuel Schmitt

Tuer le père, de Amélie Nothomb

La consolante, de Anna Gavalda

Le cortège de la mort, de Elisabeth George

Alchimiste, de Peter James

Vogelsang ou la mélancolie du vampire, de Christopher Gérard

L'appel de l'ange, de Guillaume Musso

L'étrange voyage de monsieur Daldry, de Marc Lévy

Les neuf dragons, de Michael Connelly

Mendoza, de Carine Geerts

Ce que je crois, de Jacqueline de Romilly (essai)

L'âme du monde, de Frédéric Lenoir (conte)

Sanctus, de Simon Toyne

... et prochainement en commentaire: un Charlotte Link!

Bon voyage à tous!

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Visitez Grégoire Delacourt, Olivier Adam, Jean-Christophe Grangé et Harlan Coben par Thierry-Marie Delaunois 

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Lorsque j'étais une oeuvre d'art de Schmitt, lu par Thierry-Marie Delaunois écrivain

Par Le 29/11/2011

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 "La beauté est une malédiction qui n'engendre que la paresse et l'indolence. La laideur est une bénédiction qui appelle l'exception et peut transformer une vie en magnifique destin...", extrait du roman, d'une lucidité parfois extrême, dans lequel la beauté pure et l'intelligence ne vont apparemment pas de pair. Devenir un objet? Une oeuvre d'art? Notre société serait-elle organisée de telle sorte qu'il vaudrait mieux être une chose qu'une conscience? La pensée est-elle un obstacle à l'épanouissement? Au bonheur?

 Surprenant autant que le chemin pris par un filet d'eau cherchant à s'échapper, aussi dérangeant que divertissant dans son développement, "Lorsque j'étais une oeuvre d'art" présente au lecteur une palette de personnages hors norme, ceux-ci évoluant au coeur d'un récit d'une originalité parfois cruelle.

 Utilisant le "je", Schmitt nous fait vivre ici les tribulations d'un homme devenu oeuvre d'art entre les mains d'un curieux génie brassant surtout du vent. N'est-ce pas risqué de se vendre d'une telle manière, de se perdre ainsi dans un monde où le profit est roi? Et qu'advient-il alors de l'âme? Schmitt nous propose là une singulière réflexion; l'on plonge aisément avec Adam dans les méandres de la célébrité et ses revers. "La gloire va mieux aux morts; c'est un vêtement d'emprunt, elle rend les vivants ridicules...". A méditer en compagnie D'Eric-Emmanuel.

 

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