7 roman thierrybisUne première lecture pour cette saison:

Au fil d'Isis... & Les trois épreuves d'Isis

deux recueils de textes mêlant prose et poésie !

 

 

Une deuxième lecture:

Raconte-moi Mozart...

un cinquième roman se déroulant au coeur des Alpes-de-Haute-Provence !

 

 

Une troisième lecture:

Auprès de ma blonde

Le sixième roman, un suspense psychologique !

 

 

Une quatrième lecture: son dernier roman !

Connectée

Un roman dans l'air du temps!

 

Charme, Légèreté, Humour et Convivialité sont les mots-clés de ce site.

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Articles de thierry-mariedelaunois

Dans Partage II
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Plus-value culturelle en péril, par Thierry-Marie Delaunois

Par Le 19/10/2014

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  "...ils répondent plutôt à une logique commerciale et orientent vers des ouvrages plus fructueux à vendre...préférant une pratique de l'opacité...la visibilité est nulle..." lit-on dans un sérieux magazine littéraire au sujet d'une significative plateforme de vente en ligne d'ouvrages littéraires et autres produits de tout acabit. Faut-il s'en étonner? Avant tout la rentabilité, le profit, faire du chiffre, sinon c'est le Titanic assuré. Vraiment? Ne serait-ce pas qu'une (simple?) question de gestion pour parvenir à rendre le site de vente attractif et faire ressortir le meilleur du "meilleur", c'est-à-dire la qualité? Qualité de style et de fond des ouvrages proposés en vitrine?

  Les partenaires de la "chaîne du livre", éditeurs, libraires, critiques, bibliothécaires, se placent certes aussi dans une logique commerciale mais en y ajoutant une plus-value culturelle qui fait (toute) la différence. L'éditeur travaille le livre avec l'auteur et offre une information ainsi qu'une promotion du livre, parfois un pari sur le futur qui consiste à investir éventuellement à perte sur un auteur à l'avenir duquel on croit. Le libraire assure la visibilité du livre, propose une information, prodigue des conseils aux lecteurs. Le journaliste pose un regard critique. Le bibliothécaire assure l'accompagnement des lecteurs dans les multiples questions qu'ils se posent...bien, bien, ainsi le bateau de la plus-value coulera moins vite. Couler? L'invasion du numérique, de l'e-book, a porté un fameux coup à l'adorable livre papier parfois parfumé dont on tourne les pages avec émotion et délice une fois en apnée avec l'oeuvre, son contenu souvent aussi riche que la faune et la flore marines réunies. Qu'ajoute à cela? Evolution, progrès, entend-on tous azimuts mais l'est-ce réellement?

  Réfléchissons-y posément mais sérieusement... Nos yeux, par exemple, ne vont-ils pas un jour rétrécir au point de nous rendre inaptes à ouvrir un bel ouvrage littéraire parfumé? Les écrans sont partout: sur le téléphone portable, le smartphone, l'i-pod, la tablette, l'ordinateur, et n'oublions pas l'écran télé et l'écran ciné. Accro? On le devient aisément...et la littérature en fin de compte? Revenons-en donc à nos "mots-ons": préserver la chaîne éditeur-libraire-journaliste-bibliothécaire, avec la plus-value culturelle que celle-ci garantit (même si des adaptations dans la chaîne seraient souhaitables), est un gage du maintien de la variété éditoriale, de la diversité créative aussi. Souvenons-nous en lorsque nous serons tentés, par facilité, de commander des livres chez un cybercommerçant douteux au lieu de privilégier ceux qui font réellement vivre le livre et...le saviez-vous? Les gros lecteurs achetant leurs livres sur la toile n'y découvrent qu'environ 7% de ces livres! Pour 93% de ces ouvrages de qualité, ce sont les libraires physiques, les journalistes, le service promotionel de l'éditeur et les bibliothécaires qui les ont informés, mais ce travail-là a malheureusement un coût. Il ne se brade pas. Tout d'un coup un Coelho apparaît dans une caisse à la brocante de quartier? Foncez! Plongez! Des noms d'auteurs de qualité? Vous en voulez? Aucun ne sera cité ici, ce serait faire de l'ombre à tous les autres. Imaginez que je vous cite Eric-Emmanuel Schmitt, je rejeterais Amélie Nothomb dans l'obscurité... Et qu'est-ce qui fait le succès d'un livre ou d'un auteur au final? Trop d'éléments entrent ici en jeu, pas toujours des meilleurs... Se retrouver répertorié sur Amazon.fr ou Chapitre.com par exemple? Très bien mais ce n'est qu'une porte ou une fenêtre qui s'entrouvre. Et les réseaux sociaux? Utiles essentiellement pour être suivi. A bon entendeur...

Litterature2

Dans Partage II
Biefnot4

Ecriture, survie, un possible entre-deux? par Thierry-Marie Delaunois

Par Le 05/07/2014

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  Ecrire et survivre, sur un même fil ténu? "Un écrivain est quelqu'un qui a pris une décision: je vais m'en sortir", parole d'un bon auteur français défenseur d'une littérature pour tous, né en 1975, n'éludant ni ses périodes sombres ni ses joies, intégrant les unes autant que les autres à sa création. La littérature: invitation à l'action, l'écrivain imaginant de belles ruses - et non de belles russes- ainsi que des chemins inédits. Mais que dire ou que faire des angoisses d'auteur?

  Faisant partie du décor, du paysage, celles-ci sont aussi naturelles que la pluie ou le soleil; tentons du coup de vivre avec: l'acceptation de leur réalité est une libération: on s'épuise alors moins à combattre. Contemplons nos affres et angoisses avec lucidité et, si celles-ci fondent soudain sur l'être, peu importe car étonnamment ça finit par passer! Parole! Belle évaporation progressive, la délivrance proche, mais il y a malheureusement les lois, les règles, cette parfois damnée et foutue éthique qui nous emprisonne, voire nous réduit. S'affirmer malgré tout et à sa manière? Désobéir?

  La société ressemble à l'école, annonce ce même auteur, il a bien raison: des lois, à l'occasion maudites, régissent les comportements, les attitudes; il y a aussi des règles non dites mais implicites de cours de récréation. Si on désobéit, on en paie le prix et la note est parfois bien salée lorsqu'on transgresse ces règles non écrites. Que faire? Optons pour les actes minuscules, les résistances sans éclat qu'elles soient éthiques ou esthétiques, cette désobéissance passant avant tout par le quotidien et par...l'imagination! Possible?

  Elle, l'imagination, est une singulière force qui nous donne le pouvoir de nous transformer et de transformer la société, du moins notre rapport à la société. L'Homme? Une création continuellement en création de lui-même. Les tenants du réalisme dans bien des domaines essaient de nous soumettre, de nous abattre ? Refuser ce qui est proposé n'est pas un arrêt de mort, c'est au contraire une manière d'agrandir l'espace. Dilatation en perspective mais...l'inadaptation alors?

  Tu as de fortes affinités avec des gens qui ne se sentent jamais à leur place, faisant partie d'une minorité souvent refoulée, même rejetée? Blessés, malades, bizarres, étranges, singuliers, voire tordus pour d'autres? Les armes de l'esprit: rien de tel! L'arme des gens soi-disant plus faibles: leur cerveau! Créons des stratégies et tactiques, des manières de vivre, d'échapper aux coups, de disparaître aussi. Le double enjeu? Ne pas renoncer à notre handicap - pardon, inadaptation! - et ne pas trop en souffrir. La survie? Par et dans la ruse pardieu! Il y a de la richesse dans l'inadaptation et ne négligeons pas une éventuelle éducation à la maladresse et à la phobie sociale pour certains. C'est-à-dire? Laissons travailler les méninges à ce sujet mais...oui, et la liberté? Une fois de plus interrompu, même coupé... Répondons par courtoisie! Oui, la liberté dans tout cela?

  L'Homme est plein de déterminisme(s), préjugés, myopies qui sont irrémédiablement prises pour des vérités; la liberté passe par la rencontre avec l'autre, nos amis et nos amours nous ouvrent les yeux, les deux, mettant en perspective nos évidences. Les êtres aimés nous permettent de ne pas rester fixés à et sur nous-mêmes, ayant vécu d'autres choses et aventures, étant habités par d'autres goûts, nous poussant à considérer leurs choix avec bienveillance et curiosité. Être libre suppose donc avoir la capacité de perdre des choses que l'on pensait être à soi? Tentons l'art du scalpel sur nous-mêmes mais pas à la manière d'un boucher bien sûr!

  Ecrire, un métier, et de profond solitaire? Certains ont des difficultés à associer l'écriture à un métier. Pourtant l'auteur travaille, tous les jours, l'exaltation et l'épuisement allant souvent de pair. Le sacré? Il se cache dans le profane en fait, pas dans l'idéalisation et le fantasme. Parler de métier, d'argent, d'emploi du temps, a son importance, et c'est une manière non pas de désacraliser mais de dire que le sacré - un sacré sacré- est possible pour tout le monde et à toute heure; quant à l'aspect de solitude, prenons conscience qu'elle nous donne un coeur de redoutable marathonien. De force de dévastation dans un premier temps, elle peut se muer carte secrète ou super joker qui permet des rencontres, les "solitaires" se reconnaissant, formant un club éparpillé mais...un club!

  Des jours magiques? Lorsqu'on découvre qu'on s'éduque soi-même en transmettant aux autres, joli courant qui circule, et sans négliger l'importance de la générosité, de la délicatesse et de l'élégance. En yiddish existe ce mot si beau: mensch!

  Rien compris à ce long discours? Probablement une question de QI, de psychologie et d'intuition...si à la seconde lecture la lumière ne se fait pas. Fragilis lux...sed lux! Belle méditation à tous!

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