Articles de thierry-mariedelaunois
Dans Partage II
A quoi sert la littérature? par Thierry-Marie Delaunois
A méditer sur la condition humaine? Pleuvent les coups du sort et les traumatismes de la vie pour cela, la littérature foisonnant de récits authentiques déguisés bien des fois en fiction, délivrant des messages tour à tour clairs ou subliminaux, l'auteur transposant sa propre histoire, ne fût-ce qu'un pan, au travers de l'un de ses personnages. C'est courant, parfois même galopant d'effroi; on se dit "pauvre auteur!" mais cela va parfois si loin qu'on se met à douter. Coup médiatique? Stratégie commerciale? L'on n'est pas toujours dupe, on n'apprend pas non plus à un vieux singe à faire la grimace, et la grise masse achète... Jackpot!
La littérature, urgence sociale? Reflet de mentalités souvent façonnées dans un esprit notamment nationaliste (France et Allemagne, avant-guerre), elle tente de justifier ou plutôt sert à justifier certaines nécessités dont celle de guerre lorsque le Grand Conflit éclata...
La littérature, mensonge? Textes héroïsants et clichés de bravoure abondent, un exemple parmi d'autres, s'éloignant de la vraie réalité parfois trop horrible. Rétablir la vérité, dénoncer les impostures? Bien sûr, même si l'on aboutit une nouvelle fois au coup médiatique. Les témoignages, rien de tel, n'est-ce pas? Jackpot!
La littérature, urgence psychologique? Ecrire permet, même imparfaitement, de mettre des mots sur les non-dits, les bassesses notamment, résultat: une masse d'écrits personnels généralement non destinés à la publication. Le besoin de vérité conduit, voire contraint, à écrire, besoin de mesurer, toujours mesurer, la réalité et les réalités...
La littérature, urgence familiale et transgénérationnelle? Clairement: la société subit des traumatismes, mettre des mots sur les souffrances et les désespoirs: une nécessité ici aussi! Songeons à Albert Camus qui, dans "Le Premier Homme", décrit l'émotion ressentie par des élèves à la lecture de "Les Croix de Bois" de Dorgelès.
La littérature, une mémoire vive? Certes! Un travail de mémoire et de sensibilisation par la fiction (?), une fiction informée et enrichie par les progrès de l'historiographie et des sciences humaines, et le roman dit familial. Dénoncer Vérités et mensonges officiels parfois? A nouveau le coup médiatique est proche, à s'y perdre.
Mais en fin de compte à quoi sert la littérature? Elle sert, tout simplement, voire à comprendre le pourquoi. Merci!

Dans Partage II
Rencontre entre Véronique Biefnot, en dédicaces, et Thierry-Marie Delaunois
Bruxelles, librairie Filigranes, 2 avril 2014: parution de "Là où la lumière se pose" de Véronique Biefnot, et séance de dédicaces exclusive, l'oeuvre faisant suite à "Comme des larmes sous la pluie" et "Les murmures de la terre".

Conviviale, l'auteur nous parle de son ouvrage, avant de nous lire plusieurs extraits de "Là où la lumière se pose" pour le plus grand plaisir de ses fans et lecteurs. Simon, Naëlle,...ses personnages vivent au travers de ses mots...Suspense et magie!
Présent, j'ai pris beaucoup de plaisir à l'écouter, à lui parler ensuite de son oeuvre, mentionnant que j'adorais les prénoms choisis pour ses personnages. Atmosphère feutrée pour un public très féminin. La lire? Je vous le conseille; moi, je ne vais pas tarder à...plonger!
Une première lecture pour cette saison: