Charme, Légèreté, Humour et Convivialité sont les mots-clés de ce site.

Top du web catégorie littérature, référencement optimal, de l'inédit, à consommer gratuitement et sans modération !

 

 

Blog/Echanges

Avis, humeurs, annonces, critiques, commentaires,...répondez-moi sans contrainte.

Dans Partage II

Je vivrai toujours après ma mort, par Thierry-Marie Delaunois écrivain

Par Le 10/05/2017

Viemort1

 

 

 

 

  Extrait de l'hommage rendu à la disparue lors de ses funérailles qui se sont déroulées récemment dans une église presque remplie, en toile de fond: le deuxième mouvement de la troisième symphonie de Beethoven: "D'origine italienne, Maria (prénom d'emprunt par souci de discrétion) n'avait que trente-neuf ans à son propre compteur de vie; infirmière et chef de service, elle se donnait à fond dans son métier; dévouée, elle effectuait même des remplacements si nécessaire, le coeur toujours à l'ouvrage malgré des plages horaires souvent pénibles, essayant de conserver en permanence le sourire; pourtant, à l'occasion, il s'effaçait non par manque d'implication, de motivation, mais en raison de cette fatigue lancinante que l'on accumule dans cette profession si exigeante. L'on sait que les pauses sont courtes, insuffisantes, et les sollicitations incessantes.

  Notre Maria sentait que physiquement elle n'irait plus si loin si elle ne prenait pas par intermittences de solides vacances, ceci avant même que se déclare la maladie qu'elle a dans un premier temps ignoré, se jetant corps et âme dans les soins, prenant souvent sur elle les maux de ses patients qu'elle affectionnait sans distinction. Ceci, elle ne pouvait s'en empêcher mais cela ne l'handicapait point dans son métier..."

  Le début d'une fiction? D'un roman destiné à la publication? Loin de là: ce texte-hommage a été lu le 6 mai dernier à l'occasion des funérailles de Maria qui a bel et bien existé et que je connaissais fort bien, Maria, une jeune femme épanouie mais restée célibataire, totalement altruiste mais avec occasionnellement des sautes d'humeur en raison de son épuisement physique et non psychique. Nous savons tous que le métier d'infirmière lorsqu'il est exercé dans un important établissement hospitalier est plus qu'accaparant mais ailleurs également. Comment dans ce cas parvenir à se vider la tête, l'esprit, une fois rentré chez soi après une dizaine d'heures d'un service intense? Vies privée et familiale peuvent s'en ressentir...

  "Ce n'est que tardivement qu'elle a consulté son médecin. Lorsque les vertiges et les nausées sont apparus mais il était à cet instant-là déjà un peu tard pour remédier au problème. Le choc? Intense quand le diagnostic fut posé, mais avec cette surprenante déclaration qui a rapidement suivi: "Je savais que quelque chose clochait, je le sentais au fond de moi mais quoi précisément? C'était semblable à une conviction intime. Pourquoi ai-je ignoré les signes? Par insouciance, inconscience ou...négligence? Une période de recul, de retrait, qui fut accompagnée d'une longue réflexion a suivi jusqu'au jour où elle nous a abruptement déclaré: "Au fond, c'est peut-être là un signe, le signe que ma mission s'est achevée! Qu'il est à présent temps pour moi de raccrocher en tant qu'infirmière mais comme j'ai persévéré, mon corps s'est révolté, décidant à ma place. Je suis parvenue à retaper pas mal de patients, à faire des heureux, à sauver des vies au sein d'une équipe formidable, dévouée et compétente, j'en suis heureuse; je peux donc partir en toute sérénité...mais sans trop de souffrances, j'espère!" 

  Non, ceci n'est pas une fiction, petit rappel, ce sont bien les paroles de Maria, paroles frappantes certes mais bien réelles, à marquer la mémoire, les mémoires pour la vie! Comment peut-on, je vous le demande, tenir de tels propos lorsqu'on a appris que l'on est atteint d'une irrémédiable tumeur? Être malgré tout satisfaite, heureuse même! Mais confiance en soi, optimisme et combativité étaient les maîtres-mots de Maria qui était sans cesse animée par on ne sait quelle mystérieuse petite flamme intérieure.

   "Oui, vous êtes plusieurs dans cette assemblée à savoir que je dis vrai. Notre Maria, bien que n'étant pas une véritable force de la nature, évoluait le coeur à la place du cerveau; c'est certainement la raison pour laquelle elle était si appréciée de nous tous! Mais le plus étonnant, c'est qu'elle est restée moralement vivante, lucide, jusqu'à la fin, avec ce soudain et curieux discours qu'elle nous a tenu quelques jours seulement avant son départ: "Ecoutez-moi... La mort n'est pas ce que l'on croit généralement, la fin de tout! Ce n'est en fait que mon enveloppe corporelle, physique, qui quittera ce monde. C'est la vie qui gagne après tout! Pourquoi me regardez-vous tous ainsi? Je m'explique: je suis dans vos coeurs, n'est-ce pas, et dans vos mémoires; je continuerai donc à vivre par votre intermédiaire à tous! Vous penserez à moi, vous parlerez de moi, vous m'imaginerez auprès de vous, vous reprendrez mes paroles à l'occasion... Entretenez mon souvenir mais sans faire de fixation et sans vivre dans le passé, s'il vous plaît!" Nous nous étions alors regardés, conscients qu'elle détenait là une des clés qui nous permettraient de continuer à avancer en l'absence physique de celle qu'on aimait. De l'être aimé..."

  Que pourrions-nous déduire de tels propos? C'était plausible et même acceptable comme idée; c'était même plus qu'une idée: donner un sens à la mort qui n'en est pas réellement une! Aussi bien un athée qu'un croyant peut voir la mort comme la simple disparition de notre enveloppe charnelle, la mémoire de nos proches nous maintenant en vie par delà notre mort et faire son deuil ne signifie pas oublier le disparu ni le condamner à une mort totale qui, en fait, n'existe point! Et tourner la page ne veut pas dire que l'on expédie aux oubliettes celui ou celle que l'on aimait "de son vivant"! La vie gagne, les commémorations et autres réunions familiales ou privées le prouvant sans cesse, cierges, bougies et photos en témoignant.

  Dans l'esprit des croyants, nous ne disparaissons également pas en totalité, sensations, intonations et attitudes que nous avions de notre vivant formant cette partie, cette entité invisible à nos yeux dont l'empreinte est pourtant plus que manifeste. Ne nous est-il jamais arrivé de sentir une présence auprès de nous ou d'entendre - croire entendre? - la voix d'une personne défunte physiquement? Il est bien sûr extrêmement pénible de ne plus pouvoir côtoyer un être cher mais soyons à la fois un brin lucide et philosophe: tant que nous vivons, continuons à faire vivre chacun à notre manière nos disparus!

  L'hommage rendu à Maria se clôtura par cette citation qu'elle aimait tant: "La mort, on s'en fout, c'est pour plus tard et tant pis si c'est pour demain ou pour ce soir! En attendant, vivons et aimons comme des fous!", une auto-citation en fait... Mais, Maria, tu es toujours bien là assise au coin du feu? Bien sûr! Où ai-je la tête?

Viemort2

Dans Partage II

Edition alternative et médiatisation: à tort ou à raison? par Thierry-Marie Delaunois écrivain

Par Le 05/04/2017

Alternative1

 

 

 

 

  Vrai! A circuler dans les Salons et autres Foires du Livre, nous constatons d'année en année qu'il y évolue de plus en plus d'auteurs en dédicaces pour de moins en moins de lecteurs potentiels, un signe des temps probablement. Nous recherchons actuellement  plus à laisser notre propre empreinte en ce monde, ceci parfois désespérément, qu'à souhaiter nous imprégner de l'expérience et de la sagesse des autres, semblerait-il; du coup un grand nombre d'éditeurs croulent à présent sous des piles de manuscrits, ne sachant où donner de la tête, une des raisons qui les conduisent finalement à une sélection drastique. Obtenir son passeport pour l'édition traditionnelle chez l'un de ces maîtres-d'oeuvre à compte d'éditeur relève désormais de l'exploit et quand bien même l'on serait publié, il faudrait inéluctablement faire ses preuves d'un point de vue commercial. Si les ventes ne suivent pas, bye bye, l'auteur, tôt ou tard! Dure réalité mais c'est la réalité!

  Que constatons-nous également dans les Salons? Une disproportion significative entre le nombre d'auteurs après lesquels l'on court afin d'obtenir leurs signatures de "machines à dédicacer" - N'ayons pas peur des mots! - et le nombre de ceux qui, souvent délaissés, prennent leur temps avec les amis et connaissances venus simplement leur faire un petit bonjour bien des fois! Quelques-uns fort sollicités pour une pléiade de créatifs rêvant que l'on vienne à eux, ceux-ci devant parfois se métamorphoser en marchands de livres - Restons à la fois lucides et abrupts! - pour attirer l'attention et espérer réaliser ne fût-ce qu'une vente qui sauverait leur séance, voire leur journée, une triste réalité mais c'est la réalité!

  Tu as écrit une première oeuvre que tu estimes aboutie et tu rêves de décrocher ce fameux passeport, te baladant pour ce faire au Salon de Paris ou à la Foire de Bruxelles, sous le bras ton tapuscrit? Ce sésame éventuel imprimé en bonne et due forme? Courage, mon brave, car il te faudra t'accrocher à moins d'une veine incroyable ou que tu n'aies un talent HP qui te propulserait de manière inopinée mais heureuse en deux temps trois mouvements vers le sommet Gallimard ou Albin Michel par exemple. La chance, le talent, l'appui de taille ou la relation de qualité...mais il est un autre critère qui entre lui aussi en jeu: si tu es déjà soit connu, soit un people, soit une personnalité dans l'une ou l'autre de tes activités avec un physique plus qu'avantageux, tu pourrais dans ce cas être plus aisément accepté, c'est-à-dire publié mais il serait malgré tout inopportun de proposer un écrit peu abouti ou un navet - Toujours pas peur des mots! - à ton éditeur qui le remarquerait mais n'en tiendrait peut-être peu compte s'il devait déceler dans ton tapuscrit un potentiel lucratif d'abord pour son entreprise, ensuite pour "ta petite personne" débutant dans l'impitoyable milieu de l'édition. Il nous faut donc à présent faire la différence entre littérature et littérature...malheureusement! Celle qui mène au Goncourt ou au Renaudot avec un brin de chance et l'autre qui conduit principalement à la Une des médias, une implacable réalité mais c'est la réalité! Dur, dur à digérer? Un fait indéniable!

  Quelles sont les solutions ou autres alternatives éditoriales éventuelles pour l'auteur qui aurait été refoulé de l'édition traditionnelle? Avant d'envisager de se faire publier à compte d'auteur - une édition "cash" souvent onéreuse! -, il est vivement conseillé au candidat à l'édition de persévérer dans ses recherches d'une maison d'édition à compte d'éditeur- même si cela devait prendre deux à trois ans pour y parvenir... - et d'adresser un minimum de dix exemplaires de son oeuvre par-ci par-là mais pas au petit bonheur de préférence (une méthode de prospection sera évoquée ici lors d'une prochaine publication). Et si au bout d'une longue période d'efforts l'oeuvre n'a toujours pas trouvé preneur? Trois possibilités se présentent alors si tu souhaites ne pas tomber dans le compte d'auteur: le retour temporaire au tiroir avec un temps de réflexion à la clé; le remaniement du tapuscrit avant une relance; l'appel à d'autres prestataires publiant gratuitement mais avec des options éditoriales complémentaires facultatives souvent payantes! N'entrons pas ici dans de tels détails, l'on trouve toutes les informations à ce sujet sur le Net mais attention: si tu choisis de signer dans l'un ou l'autre de ces types d'édition, lis bien, et complètement, le contrat que l'on te propose afin d'éviter toute mauvaise surprise ultérieurement!

  Ton roman a été accepté et tu as décidé de signer? Mes félicitations car avec certaines de ces alternatives, tu auras la chance, même le plaisir, de te retrouver tôt ou tard en dédicaces dans l'un ou l'autre Salon du Livre prestigieux, gonflé à bloc et...médiatisé de surcroît mais ici: attention! Une nouvelle fois! La médiatisation - appareils photos, caméras et autres objectifs autour de ta personne avec également l'une ou l'autre possibilité d'interview! - peut être d'une certaine manière trompeuse pour le visiteur qui ne te connaît pas, lui faisant croire que tu es une vedette, une personnalité connue du grand public même si peu d'admirateurs t'entourent. Tu trompes le monde, l'incrédule, le naïf, sans le vouloir alors que tu n'es là que pour tenter de te faire connaître, pour accrocher le futur lecteur de tes ouvrages. Accepter ou pas d'être médiatisé n'est également pas toujours de ton seul ressort, ton éditeur veillant au grain et surtout à sa propre image!

  Tu as la possibilité de refuser toute forme de médiatisation car pour toi seuls comptent tes écrits? Bravo et courage pour la mise en lumière de ceux-ci! Tu es d'accord d'être médiatisé? Vu et mis en valeur? A tes risques et périls car il te faudra à l'occasion composer ou mettre les points sur les i auprès de ton public.

  Edition alternative et médiatisation: à tort ou à raison? C'est selon! A chacun sa réponse en fonction de des objectifs que l'on s'est fixé! En âme et conscience? C'est une question à laquelle tu es le seul, ou la seule, à pouvoir répondre...sans jamais perdre de vue que séance de dédicaces rime en principe avec "être vu"! Mais il serait sûrement bon d'ouvrir un vaste débat sur le sujet car il y a toujours des pour et des contre...un débat médiatisé de préférence!

Alternative2Alternative3

Dans Partage

Auprès d'une blonde bombe à retardement? par Thierry-Marie Delaunois écrivain

Par Le 26/01/2017

Aupresdemablonde

 

 

 

 

 

  Un écrivain peut-il réussir sa vie privée et familiale lorsque les trois quarts du temps il vit avec ses récits et ses personnages? Lui est-il possible de se détacher, voire de se déconnecter pour vivre pleinement le réel? Son quotidien? En quoi "Auprès de ma blonde" serait-il utile et même profitable aux étudiants du secondaire supérieur et au delà, qui se retrouvent confrontés à d'intenables et désespérantes situations côté coeur? L'hypersensibilité et le sentiment de jalousie sont-ils toujours totalement incontrôlables? Le suicide pur et dur, est-ce perçu comme un acte d'un courage extrême ou, au contraire, d'une grande lâcheté? Ces questions se posent immanquablement lorsque l'on sort de la lecture de "Auprès de ma blonde" de Thierry-Marie Delaunois, son sixième roman qu'il est également difficile de classer dans un genre bien précis.

  Après un court prologue à laisser pantois le lecteur, celui-ci se retrouve projeté dans le décor enchanteur d'un parc où semble s'ébaucher une romance toute gentillette mais petit à petit, un singulier mystère se met à émerge, la sensibilité des personnages s'exacerbant, pour virer finalement au véritable suspense, le tout émaillé de dialogues ping pong. Mais en fin de compte où réside l'intérêt de ce roman? Pourquoi faut-il absolument lire cet ouvrage très ancré dans la réalité de notre monde?

  Drame contemporain aux accents de tragédie antique, "Auprès de ma blonde" est un récit contrasté  par intermittences théâtral à souhait nous mettant en présence de protagonistes sensibles fragilisés par la vie, même esseulés qui, chacun à leur manière, tentent de conserver la tête hors de l'eau, l'eau d'un lac réputé dangereux, mais une petite présentation s'impose à présent, que nous tirerons de la revue Nos Lettres de l'Association des Ecrivains Belges de langue française (A.E.B.):

  "Le dernier roman de Thierry-Marie Delaunois, édité chez Chloé des Lys, nous entraîne sur les pas d'un promeneur solitaire, nous parle de noyades et de mystères dans un récit sombre contrastant avec un décor féérique, celui d'un grand parc verdoyant où s'étend un lac peuplé de cygnes et de canards.

  Ce lac dangereux semble bien être le personnage principal et menaçant de ce thriller-conte de fées.

  Un roman plein de surprises (d'où la brièveté de cette présentation), que l'auteur, ludique et sincère, pris au jeu de son imagination, semble avoir pris beaucoup de plaisir à créer." Anne-Michèle Hamesse, présidente de l'A.E.B.

  Un lac personnage principal de surcroît menaçant? Mais en quoi? A nouveau un mystère qui ne sera levé que si l'oeuvre est lue dans son entièreté car de la première à la dernière page, les eaux de ce lac se révèlent omniprésentes, quasi obsédantes mais revenons-en plutôt aux premières questions que nous nous sommes posés!

  L'écrivain peut-il facilement trouver un équilibre entre l'écriture au quotidien et sa vie privée? Suivons André, l'un de nos héros malgré lui, dans son insolite rencontre avec la belle Séréna, une blonde "pas piquée des vers", ne comptant pas pour une prune, et découvrons ce qu'il advient d'eux...

  Dès qu'il y a amour et/ou passion, la raison, la nôtre, devient-elle aveugle, une autre manière de poser la question? Suivons ici Hélène, jeune mère célibataire de trois enfants, dans ses prises de position parfois extrêmes et voyons ce qu'il va ici aussi advenir...

  Cette envie ou ce besoin de vouloir subitement en finir avec la vie pour échapper à une souffrance devenue intolérable peut-il être maîtrisé? Être soigné de manière efficace? "L'écriture, ça libère; voir un psychiatre, ça aggrave!", parole prononcée tout récemment par une connaissance... Faut-il le croire?

  Ouvrir "Auprès de ma blonde" de Thierry-Marie Delaunois pour se faire sa propre opinion, n'est-ce pas risqué? Qui sait! Une bombe à retardement en quelque sorte que ce roman? C'est à voir, même à ressentir, et il y aura probablement autant d'interprétations que d'individus sur terre au final...si vous survivez!

Uccleflb20161

Dans Partage II

Ton métier va-t-il survivre? par Thierry-Marie Delaunois

Par Le 29/12/2016

Temps1 1

 

 

 

 

  D'après plusieurs études réalisées récemment par des analystes pointus dont le sérieux et la crédibilité rendent leurs résultats plausibles, une série de professions des plus diverses disparaîtront dans les quinze à vingt prochaines années, l'homme n'accomplissant finalement plus que des tâches que les "machines" ne seront pas capables d'effectuer. Vrai? Faux?

  McKinsey, référence mondiale des cabinets de Conseil, a effectué une étude dont les résultats poussent à la réflexion: plus de 40% des emplois du moment seront informatisés et automatisés dans un avenir relativement proche, des fonctions de plus en plus complexes étant déjà réalisées par des systèmes de plus en plus sophistiqués, d'autres sources nous confirmant l'inéluctabilité de cette évolution: 50% des métiers tels que nous les connaissons actuellement disparaîtront d'ici 2030, cela ne signifiant pas pour autant qu'ils n'existeront plus. Ils évolueront en profondeur quant à la teneur des activités même et à l'organisation du travail.

   Trois tendances, dont celle de la prépondérance croissante de l'ordinateur-robot, se dégageront: comme nous venons de le mentionner, les humains n'effectueront finalement plus que des travaux que les "machines" ne seront pas capables de réaliser; il leur faudra donc déplacer leur zone de compétence et développer plus particulièrement celles qui sont spécifiquement humaines comme l'intelligence émotionnelle, la deuxième tendance révélée par ces mêmes études. Nous parlons ici des capacités créatives, sociales et de toutes celles qui font intervenir les émotions; quant à la troisième et dernière tendance, il s'agit ni plus ni moins de la flexibilisation croissante du travail, un sujet déjà bien d'actualité.

  Les métiers qui seront touchés? D'une telle diversité qu'il est difficile d'en dégager un qui serait plus particulièrement exposé mais citons malgré tout pour illustrer notre propos des métiers tels que pharmacien, magasinier, chauffeur de taxi, barman, saisonnier-cueilleur, réceptionniste, agent de production, ouvrier de précision, astronaute, médecin, chirurgien, pilote d'avion, trader, journaliste, professeur, livreur, vendeur, traducteur, banquier, téléconseiller, bibliothécaire ou encore conducteur de transports en commun. Rappelons tout de même que si les machines, plus précises, plus rapides et moins susceptibles de commettre des erreurs, peuvent avantageusement effectuer bon nombre de ces fonctions, elles devront toujours pour la plupart être soit assistées soit supervisées par un humain, le seul encore capable de prise de décision au cas par cas. Une automatisation complète ne manquerait également pas de poser des interrogations d'ordre philosophique, éthique, même juridique.

  Alors fiction, réalité ou un peu des deux? L'avenir nous le dira mais... nous dans cette histoire? Artistes et écrivains? Sommes nous des privilégiés ou des espèces elles également en danger? Réfléchissons un instant: le côté négatif des choses, c'est que la plupart d'entre nous sommes obligés pour survivre d'avoir une activité connexe ou complémentaire, les gains, bénéfices et droits d'auteurs ne suivant pas toujours et n'étant que très rarement proportionnels aux efforts fournis. Coulés, les artistes et écrivains? En sursis car si d'un côté, cela ne suit plus, il y a alors d'énormes risques que de l'autre, l'on flanche si les rentrées se font trop rares mais notre légendaire motivation ainsi que notre foi en nos capacités peuvent heureusement nous stimuler à créer davantage et faire la différence, l'aspect positif! PO-SI-TIF! Non?

  Nous parlions d'intelligence émotionnelle, c'est donc ici que pour nous, les créatifs, cela se passe! Une machine ou un robot n'a ni états d'âme ni idées contrairement à l'être humain! Numériser ou informatiser l'esprit et le coeur? Les moyens assurément mais pas la source, notamment nos neurones! Serions-nous une race à part? Soyons et restons toujours conscients de ce pouvoir qui est le nôtre: bien que fragilisés et parfois sur le fil, nous, écrivains et artistes, sommes et resterons toujours des veilleurs, des passeurs, des messagers, des conseillers, des bras droits éventuellement avec cette force particulière qu'aucune machine ne possédera jamais!

Temps2 1

Dans Partage

Misère, espoir, désillusion mais courage! par Thierry-Marie Delaunois

Par Le 05/12/2016

Italia1

70 ans d'immigration italienne en Belgique: Misère, espoir, désillusion mais courage!

 

Un choix? Une obligation? Etait-ce acceptable?

La quête d'un avenir meilleur envisageable?

Un pareil exode nous serait-il profitable?

Avatages sociaux et logements convenables,

On nous promettait! Que des arguments admirables!

Pour nous, peuple affamé et c'était indéniable,

Quitter notre terre devenue misérable,

C'était à présent nécessaire, inéluctable!

Désespoir...

 

Ces accords-charbon nous projetèrent sur les routes,

Nos coeurs emplis de rêves bien qu'assaillis de doutes

Mais nous espérions malgré tout, quoi qu'il nous en coûte,

Pouvoir un jour rentrer chez nous par ces mêmes routes

Ou par le train, après avoir gagné notre croûte,

Les sous accumulés dignement au compte-gouttes.

Des bras contre du charbon? Un peu tel une joute

Mais nous étions fort déterminés! En avant toute!

Espoir...

 

La Belgique, notre Eldorado? Désillusion:

Là aussi de la souffrance, de dures conditions

De travail, de salaire, de vie, d'habitation

Qui déclenchèrent en nous tristesse et confusion,

Et le drame de Marcinelle source d'émotions!

Persévérer? Se redresser? La seule solution!

Résister? S'adapter? S'intégrer? Une obligation

Pour que subsiste notre peuple! Les générations!

Espoir...

(Poème lu en public le 3 décembre 2016 dans le cadre de l'événement Italia 70: Poésie et musique avec Mangano)

Italia2

 

 

Dans Partage II

Le rationnel ou l'émotionnel, par Thierry-Marie Delaunois écrivain

Par Le 18/08/2016

Raison1  D'un côté: le souci du détail, l'implacable logique, l'effort rationnel, le langage, l'analyse et le centre de la mémoire auditive avec notre hémisphère gauche, lobe que nous nommerons le raisonnable.

  De l'autre: la globalité, la singulière intuition, l'éternelle créativité, l'émotion, le don artistique et le centre de la mémoire visuelle avec notre hémisphère droit, le lobe que nous appellerons l'émotionnel.

  Un perpétuel combat ou conflit sur un ring étroit tapissé de neurones chauffés à bloc? Une lutte sans merci, sans arbitre pour la réguler? Notons que le perdant, quel qu'il soit, ne se retrouve jamais totalement hors course; il peut reprendre le dessus et faire fléchir l'autre, l'environnement et les circonstances de la vie jouant un rôle majeur dans l'issue du conflit, le temps aussi.

  Comment se comporte un être humain, homme ou femme, "de gauche", qui se sert davantage de son lobe raisonnable? Est-il à éviter?

  Cet être contrôle et gère savamment ses pensées et ses émotions, leur tenant souvent la bride, aussi ses projets en véritable analyste, préférant une sérieuse dose de réflexion avant de finalement passer à l'action. Très bien!

  Cartésien dans l'âme, il se fie plus à sa sainte raison qu'à sa douteuse intuition, fuyant sans hésiter les situations qui l'angoissent, générant chez lui de dérangeantes incertitudes. Le raisonnable préfère en de nombreuses circonstances lire et parler plutôt qu'agir, appliquant scrupuleusement les conseils et suggestions que lui prodiguent ses maîtres, ses amis ou ses livres! Très bien!

  Fier, il tolère difficilement le "multi-tâches", préférant gérer les problèmes un par un; en classe, il se montrait plus performant en sciences et en mathématiques qu'en littérature et en arts; cet être est de surcroît un grand organisateur, planifiant avec art (?) les vacances et les loisirs pour son groupe d'amis. Très bien!

  Imperméable, même allergique à ce qu'on appelle le "non sense" dont les Britanniques raffolent, il se sert curieusement de sa main droite pour écrire, lancer un objet, effectuer un geste nécessitant finesse et précision; au travail comme à la maison, il propose, ou impose, une foule de règles, souhaitant qu'on l'écoute attentivement et désireux que l'on s'y tienne. A ses plans! Très bien!

  Amoureux de précision, "le raisonnable" préfère les documents et biographies aux romans déjantés et extravagants; ordonné et méthodique, il relit autant qu'il lit, aimant les grands classiques au cinéma et, en vacances, il s'évertue à fréquenter des endroits familiers. Encore très bien mais cela signifie-t-il que l'émotionnel n'occupe aucune place dans sa vie? Qu'il n'a aucune valeur à ses yeux?

  Penchons-nous à présent sur l'autre cas tout aussi intéressant: comment pourrions-nous reconnaître sans nous tromper un homme ou une femme "de droite" utilisant davantage ses intuitions et son intelligence émotionnelle? Est-il, est-elle fréquentable?

  Considérablement entouré d'amis, famille incluse, il adore les échanges, les interactions de tout ordre, l'instant, les fêtes dont il profite largement et les rencontres imprévues; original, il trouve en toute occasion des idées auxquelles les plus raisonnables n'ont pas songé, se démarquant du groupe par ses traits d'humour, ses répliques théâtrales ainsi que ses suggestions souvent surprenantes. Joli!

  Intelligent émotionnellement, il fait confiance en sa première impression, résolvant les problèmes, qu'ils soient épineux ou de l'ordre de l'ordinaire, en deux temps trois mouvements grâce à son intuition, l'humour le rassurant; il sait aussi rire des récits en apparence absurdes. Joli!

  Sensible, il n'est pourtant que peu dérangé par le bruit lorsqu'il se concentre et il n'est jamais autant créatif et productif que lorsqu'on le stimule ou s'il est mis au défi, appréciant naturellement l'art, même nouveau, la poésie et tout ce qui stimule et mobilise ses émotions. Un bel émotionnel. Joli!

  L'esprit ouvert et réceptif, en musique comme au théâtre il aime l'improvisation, la touche de fantaisie incluse, bien plus que les spectacles trop préparés; son hémisphère droit dominant l'autre mais les fibres cérébrales se croisant, il se sert fréquemment de la partie gauche de son corps pour lancer une bille ou une boule, ou accomplir un geste fin. Encore joli mais cela ne l'empêche point de voir le raisonnable l'affronter sur des terrains variés loin d'être des terrains d'entente. N'aurait-il pas mieux valu que le cerveau ne soit constitué que d'un seul lobe doté de plus de cinquante nuances comportementales se complétant harmonieusement pour pouvoir vivre le meilleur? Mais qui dit être humain ne dit que très rarement simplicité et la visite chez le psychiatre s'avère à l'occasion indispensable. Le coeur a ses raisons, dit-on, mais la raison a-t-elle du coeur? C'est souvent tel une saga, on le sait...

Raison2

Dans Partage II

Les 12 commandements de ton Présent, par Thierry-Marie Delaunois

Par Le 02/07/2016

Temps2

 

 

 

 

Insatisfait? Frustré? Préoccupé, voire pire? Rien ne va? Comment t'en sortir? Il y a des clés, des recettes, des remèdes pour améliorer ta vie et même t'épanouir...mais par quels moyens plus sûrs, vécus et vérifiés, pourrais-tu t'en sortir? La vie est parfois si difficile, pénible, insupportable, que ton futur semble n'avoir aucun avenir pour reprendre les mots d'un humoriste reconnu. Allons, ne désespère pas, essaie un peu ce qui suit et vois le résultat après un certain temps de traitement de ta propre personne mais attention: il te faut d'abord admettre qu'il existe un "ici et maintenant" ! D'accord? Voici les "commandements" à respecter:

 

1.  Ton corps? Tu as confiance en lui et tu l'entretiens journalièrement sans aucune agressivité. Il est un atout de premier ordre. Tu es sain et tu le restes.

2.  Tes enfants? Tu les aimes, leur transmets ce que tu peux et les guide en tout temps. Tu es digne et tu le restes.

3.  Ton passé? Tu lui as trouvé sa place, tu es en paix avec lui ou réconcilié. Non, ce n'était jamais mieux avant. Tu es serein et tu le restes.

4.  Ton futur? Tu l'envisages avec sérénité et tu ne le crains pas car tu ne te sous-estimes point. Tu sais ce que tu vaux. Tu es optimiste et tu le restes.

5.  Ton quotidien? Tu te trompes parfois et tu fais des erreurs sans le vouloir mais tu les corriges et te corriges. Tu es méritant et tu le restes.

6.  Tes petits plaisirs? Tu les acceptes, les assumes et les dégustes sans éprouver ni regret ni culpabilité. Tu y as droit malgré l'état du monde. Tu es tranquille et tu le restes.

7.  Tes réussites? Tu t'en souviens, tu les entretiens, les cultives sans te vanter; elles te font plaisir, tu les mérites. Tu es juste et tu le restes.

8.  Tes échecs ou ratés? Tu as tout fait pour les éviter, tu les acceptes, les assumes et n'en fais point la liste. Tu es bon et tu le restes.

9. Tes pensées? Tu les orientes armes de construction massive, ton génie et tes ressources se révélant en temps opportun si tu y prêtes attention. Tu es énergie et tu le restes.

10. Ton environnement? Tu l'intègres et en tires le meilleur pour pouvoir t'améliorer et t'épanouir. Tu en fais un allié en toutes circonstances. Tu es habile et tu le restes.

11. Tes émotions? Tu les maîtrises, les contrôles; tu appris à te connaître, tu sais quelles sont tes forces et tes faiblesses. Parfois déstabilisé? Utilise sans hésiter ton sourire et ton humour, et vois le résultat... Tu es ton propre maître et tu le restes.

12. Ton autonomie? Tu en aimes sa relativité car nul ne peut se passer totalement des autres; tu l'apprécies, en fais un merveilleux atout, ton bonheur se dévoilant dans la richesse de tes rencontres. Tu es rayonnant et tu le restes.

Le bonheur? Il loge au pré de ton coeur, t'espérant, t'attendant, plus accessible que tu ne le crois et prends surtout conscience que tout est possible! Emmène cette tablette de commandements car je sais qu'elle te servira: Curieux, tu as tout lu, tu y repenseras, douteras mais tu y reviendras, j'en suis certain. Bon vent et bonne route, cher pélerin...ou pélerine!

Temps0

Dans Partage II

De plaisirs ou de joie, par Thierry-Marie Delaunois écrivain

Par Le 24/05/2016

Vins2

 

 

 

 

  Vite, vite, vite, les courses! Sinon...

  Diable, déjà quatre heures! Faut rapidement récupérer Violette à la piscine, elle va s'impatienter...

  Vite, vite, vite, rejoindre Albert! S'il n'y avait point cette m...de bouchon de 8 km!

  Quoi? Deux cents mails? Misère! Le stress car...trop, c'est trop!

  Vite, vite, vite, appelez le doc! Pas jolie, la blessure, et il y a Rex qui...

  Imprévus, contraintes, obligations, devoirs, autres impératifs, l'agenda saturé, la course contre la montre, voici notre quotidien et pour certains d'entre nous se rendre à la séance de sport, de yoga ou de méditation détendu est de l'ordre de l'utopie, l'adrénaline surgissant au quart de tour tel un diable d'une boîte, nous coupant dans notre élan et l'on tombe raide épuisé, l'organisme sur les nerfs, la limite atteinte. Et les vacances que nous prenons sont-elles réellement des vacances si chacun des acteurs a subitement des souhaits qu'il compte bien exaucer au détriment de l'autre? En fait...combien de temps par mois nous sentons nous bien, en phase avec nous-mêmes? Combien de...minutes? Et au bureau pourquoi tant de tension, voire de pression? Mais qui dit rentabilité dit performance et l'on songe à tenir le cap, le rythme, l'infernale cadence... Surtout ne pas lâcher, surtout ne pas fléchir! Et si soudain l'esprit ne suit plus, bonjour les dégâts avec une probable visite chez le psy qui vous signifiera qu'il est un temps pour chaque chose! La pensée positive, faut-il plus que l'envisager? A coup sûr! Ne négligeons point le délassement, les petits plaisirs, les petites joies si pas LA joie mais, au fond, quelle différence y a-t-il entre le plaisir et la joie?

  Le plaisir, quel qu'il soit, n'est lié qu'à des sensations, se révélant temporaire, fugitif. Plume au vent avant de retomber tandis que la joie nous offre le sentiment de nous métamorphoser, de grandir, de nous élever, de nous enrichir, nous poussant à chanter, à devenir, à oser. Comme la foi parvient à déplacer les montagnes. La joie exige aussi à l'occasion que nous quittions nos habitudes, notre bulle, notre "zone de confort", celui-ci prodiguant du plaisir à l'être mais l'empêchant d'accéder à la joie profonde, authentique, une joie quasi extatique. La joie est également une réaction physique: quand nous nous regardons, nous contemplons, lorsque nous nous touchons, quand nous embrassons, de l'ocytocine est sécrétée, hormone de l'attachement. Si, si, c'est bien réel et même vérifié! Et la joie peut prendre diverses formes, celle d'un torrent tumultueux comme celle d'un lac tranquille; on peut tout aussi bien la ressentir dans la solitude comme en compagnie et elle est toujours une sensation de plénitude.

  Dans notre vie à tous, à chacun, peut-on encore et toujours en cette époque accéder au plaisir et à la joie? Faut-il exclusivement faire ce que l'on aime le plus au monde pour parvenir à ressentir de la joie? L'on doit probablement bien se connaître soi-même avant tout mais il y a malheureusement ce satané environnement capable de nous pourrir la vie! Tout le monde est-il beau, est-il gentil? Certes point même en positivant un max!

  Bien se connaître soi-même...ses qualités, défauts, forces et faiblesses? Dans le cas qui nous occupe (préoccupe?), il ne faut happer que le positif, le bon: les dons, le talent, le pur, l'inné qui sied aux autres et à nous-même! Y'a d'la joie? C'est ce que nous chantait Charles Trenet il y a déjà quelque temps et lorsqu'on examine de près les paroles de cette chanson, on découvre que tout y est, la joie pouvant naître de la plus pure simplicité des choses notamment mais pas de toutes bien sûr! Cultiver nos propres talents et en faire profiter les autres, cela peut-il nous procurer davantage que du plaisir? Allons...tentons le coup, expérimentons cela pour savoir ce qu'il en est. Une aventure extraordinaire! Et aimer les autres, cela aide-t-il? Les sentiments ne se commandent point: ils sont ou ne sont pas, un véritable danger et chercher à les contrôler peut occasionner une souffrance a-po-ca-lyp-ti-que! Comment s'en sortir alors? Rester soi-même en toute circonstance, n'est-ce point la clé de tout? Et si l'on ne sait point qui on est et ce pourquoi l'on est fait ou destiné, est-ce passer à côté de tout? Des plaisirs? De la joie? Du bonheur? Celui-ci existe-t-il au fond? Il dépend de l'idée que l'on s'en fait bien sûr ainsi que de notre santé intérieure, particulièrement la psychique! Posséder une âme est-ce un atout? Reconnaître son existence propre et sa pertinence, cela peut-il mener au grand feu de joie intérieur qui nous fera rayonner au regard d'autrui? Plaisirs et joie, quand vous nous tenez...toujours pour le meilleur? A bon entendeur...probablement!

Coeurplage