AupresdemablondeUne première lecture pour cette saison:Aupresdemablonde

 

Au fil d'Isis... & Les trois épreuves d'Isis

deux recueils de textes bien surprenants!

 

Une deuxième lecture:

Raconte-moi Mozart...

un cinquième roman se déroulant au coeur des Alpes-de-Haute-Provence!

 

Une troisième lecture:

Auprès de ma blonde

Le sixième roman, un suspense psychologique!

 

 

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La femme au miroir de Schmitt,selon Thierry-Marie Delaunois écrivain

 

C’est elle, c’est la femme

  "...cinq cents pages! Quinze ans de réflexion. Je n’avais pas rencontré de sujet qui me demande cinq cents pages d’écriture depuis "La part de l"autre"(...) Mais je ne sais pas encore en parler. J’ai encore la truffe collée aux phrases...". Paroles d’Eric-Emmanuel Schmitt, compréhensibles: le récit, d’une profondeur "schmittique", touche à l’indicible, fait jaillir l’inexprimable, substance palpable qui flotte en nous perpétuellement. Une découverte de soi en même temps qu’une certaine peur de soi-même, de l’avenir, que tout individu normal ressent en chemin, déclenchant inéluctablement le besoin de préparer le quotidien, de planifier, de contrer l’impondérable, on se sent alors mieux, on se rassure, tel est le sentiment final du lecteur, qui ne peut sortir indemne de ce voyage proposé par Schmitt.

  Véritable plongée en apnée au coeur d’un étourdissant triptyque, "La femme au miroir" révèle au monde trois femmes: Anne, Flamande de Bruges sous la Renaissance, Hanna, de la Vienne impériale, Anny, de Hollywood, vivant de nos jours. Toutes se sentent différentes, du commun des mortels. Au départ, ce n’est qu’un subtil murmure: "le bonheur se cache dehors, derrière un arbre...", plus tard vient la révélation ou l’émerveillement pour chacune d’elles, mais de manière contrastée, différente.

  A nouveau, la qualité d’écriture est là: le style, délié, fluide, de l’auteur, est reconnaissable, il nous emporte dans une véritable odyssée à la structure contrastée. Cathédrale dans l’âme - souci du détail, charpente solide et étudiée, finition fignolée -, "La femme au miroir" est une oeuvre parfaitement maîtrisée: Schmitt savait où il allait dès l’instant où il a pris la route.

  Renaissance: Anne de Bruges, fiancée sans amour, fuit soudain son mariage tout proche, se réfugie en pleine nature, s’émerveille, mystique qui s’ignore. "Le bonheur se cachait...tel un lapin; elle voyait le bout de son nez; elle percevait sa présence, son invite, son impatience...". Son parcours, semé d’embûches, la mènera sur bien des sentiers jusqu’à ce qu’elle se découvre réellement. Totalement. Mais, l’époque,...

  1904: Hanna von Waldbergh, mariée à Franz, évolue dans le beau monde, collectionne sulfures et mille-fleurs, sans doute pour leur immuabilité, songe à avoir un enfant. La maternité est-elle le destin de la femme? "Tu es beaucoup plus que ce que tu crois être" lui révèlera son mari. Quel est son chemin en ce monde? S. Freud s’est installé à Vienne. La psychanalyse, qu’est-ce donc? Elle s’interroge, hésite, cherche.

  2010: Anny, star de cinéma à vingt ans, papillonne, s’étourdit, alcool, sexe et drogues au menu. Elle danse, semble s’éclater; soudain c’est l’accident qui la conduit à une prise de conscience: elle doit changer quelque chose à sa vie. Une collègue, ou consoeur, lui révèle: "Anny, tu n’es pas heureuse", la réflexion suit. "Qu’est-ce qui est le plus difficile? Souffrir de faire ce qu’on n’aime pas ou souffrir pour faire ce qu’on aime?" Remuée, Anny se met à évoluer mais, pernicieux, bien ancrés en elle, ses vices sont toujours là.

  "La femme au miroir" nous dévoile trois sentiers de vie tortueux, émaillés de pièges, le lecteur les suivra, en parallèle. "Jusqu’à aimer la douleur autant que le plaisir? Ne pas craindre la crainte? Embrasser la mort comme on embrasse la vie?" Au lecteur, celui qui a embrassé "Schmitt", d’en juger.

  Anne, Hanna, Anny, et si c’était la même? Le titre nous apporte peut-être la réponse...ou son miroir. Qui sait?

 

  Thierry-Marie Delaunois, le 28 août 2011

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Qui sait dire si... tout ira mieux demain?

 

 

 

 

 

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