7 roman thierrybis

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Une première lecture pour cette saison:

Au fil d'Isis... & Les trois épreuves d'Isis

deux recueils de textes mêlant prose et poésie !

 

 

Une deuxième lecture:

Raconte-moi Mozart...

un cinquième roman se déroulant au coeur des Alpes-de-Haute-Provence !

 

 

Une troisième lecture:

Auprès de ma blonde

Le sixième roman, un suspense psychologique !

 

 

Une quatrième lecture: son dernier roman !

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Un roman dans l'air du temps!

 

Charme, Légèreté, Humour et Convivialité sont les mots-clés de ce site.

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Vogelsang ou la mélancolie du vampire de C. Gérard lu par Thierry-Marie Delaunois

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  "Pour calmer le jeu tout en faisant monter la mayonnaise, le journaliste se tourna vers l'invité de la maigre séquence culturelle.

  - (...)vous êtes le président des Amis de Georges Simenon, un spécialiste reconnu du roman policier et l'auteur de polars fort appréciés. Votre avis sur ces disparitions?

  - Et si c'était un vampire?"

  Vogue le sang sur le fleuve du temps, vaste symphonie tour à tour jubilatoire ou désenchantée, où le chant des oiseaux se mêle à la réflexion: "Vogelsang" revisite le mythe littéraire du vampire, le présentant sous les traits de Laszlo, lové dans son Chesterfield bordeaux, regardant s'agiter ces mortels aux mille faiblesses, à la chétive mémoire, de Rodica sa féroce congénère aux dents acérées, et de Cyrille l'Ancien prêt à s'éveiller pour à nouveau chasser, hanter la ville, Bruxelles en l'occurrence. Sorte de triumvirat? C'est à voir, non, à lire.

  Conte de l'intime sang pour sang inspiré, une écriture belle et exigeante, raffinement et élégance, une qualité de style incomparable qui fait de l'auteur un écrivain à part entière, contre-courant plaisant - phrases antiques pour une modernité désenchantée -, empreint d'ironie, le tout saupoudré de références, de non dits presque dits et de jolies allusions, la sauce gérardaise prend, menant à la réflexion; l'on se met à aimer Laszlo, sa mélancolie semblable aux variations Goldberg, sa sensibilité et sa sourde inquiétude, son malaise grandissant et sa détresse lancinante: "Pour Laszlo, le piano l'aidait à voguer sur les flots du temps qui tout dévore. Et Scarlatti embellissait ses rêves de touches allègres, graves cependant car le compositeur feint la légèreté pour mieux résister à la douleur de l'exil."

  Par certains aspects, le récit fait songer à la Pathétique de Tchaïkovsky, tension dans les chapitres, ou pourquoi pas Berlioz par son crescendo notamment? Le lecteur commence par faire connaissance avec Laszlo, son univers, sa demeure, ses états d'âme: "Le plaisir de la chasse n'est-il pas exacerbé par le divin imprévu, par la nécessité de s'adapter à chaque instant à une situation mouvante? ... parfum d'éternité." Il assiste ensuite au lent réveil de Cyrille après deux dodécades de dormition, puis s'initie à la vie des Seigneurs - évitons le trop facile jeu de mots!- où Connaissance et Réminiscences ne font qu'un, flashera enfin sur Penthésilée tout comme notre dandy: "Ses yeux? Une houle sous un orage d'acier. Magnétiques, insistants et ne révélant rien de leurs secrets, si ce n'est, par instants, l'image floue d'un homme..."

  Mais ne dévoilons pas tout, ni les coups du sort ni ce fatal secret, laissons les incisives du récit se planter dans les veines du lecteur (déveine?), l'emmener par les rues et les avenues en passant par le palais des Beaux-Arts, craindre pour Laszlo et son futur. Organisme séculaire sur sa fin (faim?) ou chant d'oiseaux pour les siècles des siècles? Très éloigné de l'univers d'un Musso ou d'un Lévy, "Vogelsang" émerge, pièce rare, unique en son genre, véritable opéra ou cathédrale de phrases et d'expressions bâtie sur une assise solide, ample, que l'on n'abandonne pas en chemin. Le mot de la fin à Laszlo - il est évident  qu'il y a du Laszlo en l'auteur - : "Je suppose qu'ils se terrent... Tant mieux... Je sors dîner." "Vogelsang"? A dévorer mais hémophobes et vrais hémophiles s'abstenir.

 

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Visitez  L'appel de l'ange de Guillaume Musso lu par Thierry-Marie Delaunois écrivain

Commentaires

  • India News Online
    thanks for sharing post...
  • lesliefree
    • 2. lesliefree Le 07/06/2012
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  • Christopher Gérard
    Merci pour cette critique sensible et chaleureuse!

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