7 roman thierrybis

7 roman thierrybis

 

Une première lecture pour cette saison:

Au fil d'Isis... & Les trois épreuves d'Isis

deux recueils de textes mêlant prose et poésie !

 

 

Une deuxième lecture:

Raconte-moi Mozart...

un cinquième roman se déroulant au coeur des Alpes-de-Haute-Provence !

 

 

Une troisième lecture:

Auprès de ma blonde

Le sixième roman, un suspense psychologique !

 

 

Une quatrième lecture: son dernier roman !

Connectée

Un roman dans l'air du temps!

 

Charme, Légèreté, Humour et Convivialité sont les mots-clés de ce site.

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toile

  • Le bonheur dans le pré ?, par Thierry-Marie Delaunois

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    CONFITURES et DéCONFITURES du CONFINEMENT

     

    Episode III : Le bonheur dans le pré?

     

    "Confinez-vous, confinez-vous", nous assène-t-on à longueur de temps, l'extérieur, c'est menace, danger pour notre santé, le risque d'être contaminé par ce fichu virus qui court manifestement aussi vite que le furet à travers les bois. Se confiner? Très bien, mais s'isoler seul, à deux ou en comité restreint tel que celui de la famille, n'est-ce pas dans une certaine mesure couper les ponts avec le réel? Certes mais si ce réel est devenu dangereux et nuisible, il serait dès lors préférable de le fuir.

    Le fuir? Il est en fait question de se protéger au maximum, de ne pas tenter le diable par des contacts étroits, trop rapprochés avec des personnes connues ou étrangères dont on ne sait absolument rien. Rester chez soi limite donc le risque d'être infecté, chez soi, dans un lieu relativement clos, mais la nécessité de s'oxygéner, de prendre l'air, reste pourtant vitale pour notre bien-être, sinon gare aux dégâts autant sur notre santé physique que mentale avec crise de nerfs ou état dépressif à la clé!

    Imposé par le gouvernement et le Conseil National de sécurité, le confinement ne peut être qu'une épreuve, voire même une torture! Y aurait-il tout de même moyen de le vivre sans stress? Si l'on ne possède ni jardin, ni terrasse, ni balcon, il nous faudra sortir. Cela nous évitera de perdre la tête car à force de rester enfermé, l'on pourrait sérieusement déprimer et plonger dans le cercle infernal évoqué dans l'épisode deux de cette chronique. Comment pourrait-on à la fois se préserver des effets néfastes du confinement strict et se protéger de ce damné virus? En sortant de chez soi sans perdre de vue les règles qui nous ont été imposées. Il nous est toujours autorisé de respirer!

    Inspirer et expirer, s'étirer et s'activer, se dégourdir les jambes et marcher d'un bon pas, hurler un bon coup si le besoin s'en fait sentir, que ce soit seul, en couple ou en famille, le soleil complice! L'activité physique, rien de mieux pour le coeur notamment! Le confinement nous mène à un changement de tempo, nous nous retrouvons subitement avec plus de temps devant nous si nous sommes confinés sans devoir chaque jour nous rendre au travail, et si celui-ci ne peut s'effectuer à distance, l'on ressentira un grand vide. Il nous faut donc combler vingt-quatre heures par jour sans négliger nos huit heures de sommeil. Il nous est indispensable et nous évitera, à moins d'être abonné aux insomnies, de perdre la boule. N'ayons pas peur des mots et le saviez-vous? Sortir sans courir le risque de se retrouver en infraction, c'est de l'ordre du possible!

    Hors de chez nous, conservons de préférence le même rythme à moins que nous n'ayons prévu d'effectuer un jogging! Accordons aussi du temps à ce qui nous entoure! La nature si variée, si colorée, le ciel si beau lorsqu'il est bleu azur, la faune parfois si surprenante, et lorsque nous croisons quelqu'un, sourions même s'il nous faut nous forcer quelque peu! Notre comportement est et doit demeurer essentiel: si tu adoptes une attitude conviviale et positive, cela se verra, le résultat: un joli bénéfice de part et d'autre! Un fabuleux programme n'est-il pas?

    Mais attention: il nous est recommandé de ne pas nous prélasser excessivement et en groupe dans un lieu public. Nous serions inévitablement sanctionnés si un représentant de l'ordre devait nous repérer: il ferait son boulot sans aucun état d'âme pour éviter toute récidive qui serait plus lourdement sanctionnée. Tolérance zéro, c'est du sérieux: ce virus, nous pouvons très bien le porter et le transmettre à une tierce personne dont l'immunité serait défaillante. Conservons donc nos distances en tout temps même si nous devions croiser un ami perdu de vue depuis belle lurette! La maîtrise de soi s'acquiert par les épreuves que nous traversons, qui en théorie nous endurcissent, bises, bisous, embrassades, accolades et câlins au rancart pour un temps!

    Le bonheur est-il finalement dans le pré? D'une certaine manière et dans certaines limites: restons attentifs, ne nous montrons pas trop gourmands, le confinement se vivra alors d'autant mieux dans le respect de soi-même et de l'autre... et surtout oublions l'existence de notre smartphone lorsqu'il s'agit de nous aérer les neurones. Se connecter? A la nature et à soi-même de préférence! Courage et bonne continuation à tous!

    soleil

     

  • Que le meilleur gagne?, par Thierry-Marie Delaunois

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      Lors de concours, de compétitions, même de confrontations, on entend souvent une personne s'exclamer "Que le meilleur gagne!", tout le monde applaudit alors les concurrents en lice. Que le meilleur gagne? Est-ce réellement toujours le meilleur qui gagne? N'y a-t-il jamais plus d'un participant qui mériterait de gagner? Est-ce que l'on tient compte des efforts accomplis pour parvenir à un tel niveau: la finale? Et qu'il n'y ait qu'un seul vainqueur, est-ce normal? Le monde dans lequel nous évoluons est hélas constitué des deux bords: les gagnants et les perdants. Tu n'as pas gagné? Tu es dans ce cas catalogué parmi les perdants  même si ton niveau est exceptionnel  et tu peux te mettre à penser que tu n'as finalement aucun talent. Le jury est d'une  impartialité sans faille, n'est-ce pas? Si tu n'as pas gagné, c'est que tu ne le mérites sans doute point. Le jury...ses membres votent bien sûr en fonction de divers critères et de leur sensibilité, alors que faut-il en penser? Il suffit de si peu, me semble-t-il.

      C'est le meilleur qui gagne...non, ce n'est pas toujours le cas! N'a-t-on pas déjà vu par le passé un deuxième ou un troisième prix faire une brillante carrière tandis que le premier disparaissait après avoir été le temps d'une saison au sommet? Impitoyable se révèle le classement. Le verdict du jury dont nous ne nierons point la compétence car ce sont la plupart du temps des spécialistes et experts en la matière qui siègent et décident. Il suffit parfois d'un seul point pour faire le bonheur de l'un et le malheur de l'autre; généralement le second et les suivants sont rapidement oubliés. Vive le premier prix, il le mérite! Et les autres? Sont-ils de moindre talent?

      Prenons un exemple éloquent, celui du concours musical international Reine Elisabeth! Vingt-quatre virtuoses, tous très bons interprètes, rêvent d'une place en finale mais seulement douze d'entre eux y accèderont sur base d'un nombre de points qu'ils auront acquis et parmi eux, seuls les six premiers seront classés: premier prix, deuxième prix,... Le public, très enthousiaste, également très attentif, s'attend à voir parvenir en finale deux candidats manifestement brillants mais stupeur: le jury ne les a finalement pas retenus! Que s'est-il passé? Mystère...non, pas vraiment! Ce fut probablement très serré! Plus de douze candidats méritaient à coup sûr d'être sélectionnés mais il y a le règlement: ce sont ceux qui ont obtenu le plus de points qui passent! Faut-il alors les considérer comme moins bons que les autres et, à l'issue de la finale, estimera-t-on que le deuxième prix a moins de talent que le premier prix? Voilà où mène toute forme de compétition: à une sélection drastique qui ne devrait pas être!

      Nous avons en fait vingt-quatre candidats tous méritants qu'il ne faudrait pas classer, même davantage! Tous de magnifiques interprètes dont il faut reconnaître la valeur et le talent mais le monde est ainsi fait: il faut un premier! Le meilleur a gagné? Nous savons à présent ce qu'il en est! Très probablement!

      Ceci s'applique également à d'autres domaines de la vie et de l'art. En littérature, nous avons le Goncourt, le Rossel, le Renaudot, le Medicis, etc...et pour l'ensemble de ces prix, il n'y a généralement qu'un seul élu dont nous retenons le nom, quant aux autres... Qui se souvient du nom des trois autres finalistes des derniers Sabam Awards par exemple? Ceux-ci sont pourtant connus et même reconnus! Que le meilleur gagne? C'est à voir, n'est-ce pas?

    Livreparis20195