7 roman thierrybis

7 roman thierrybis

 

Une première lecture pour cette saison:

Au fil d'Isis... & Les trois épreuves d'Isis

deux recueils de textes mêlant prose et poésie !

 

 

Une deuxième lecture:

Raconte-moi Mozart...

un cinquième roman se déroulant au coeur des Alpes-de-Haute-Provence !

 

 

Une troisième lecture:

Auprès de ma blonde

Le sixième roman, un suspense psychologique !

 

 

Une quatrième lecture: son dernier roman !

Connectée

Un roman dans l'air du temps!

 

Charme, Légèreté, Humour et Convivialité sont les mots-clés de ce site.

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profondeur

  • Auteurs, éditeurs, foire, succès, malaise, par Thierry-Marie Delaunois écrivain

    Foiredulivrebruxelles2016

     

     

      Une fermeture temporaire de l'accès principal en raison de l'afflux, le slalom dans les allées, des files à n'en pas finir à certaines séances de dédicaces, les débats pris d'assaut, c'est un réel succès  pour la dernière foire du Livre de Bruxelles: dès le premier jour, le jeudi, jour ordinairement mortel pour les exposants, la foule s'est manifestée, solliciteuse, le pari de la gratuité se révélant payant, la fréquentation ayant littéralement explosé: 70500 préinscrits et environ 600 élèves sans compter les personnes venues sans sésame et le dimanche soir, on enregistrait une hausse de 70% des entrées par rapport au même jour l'année précédente. Un raz de marée. Certains exposants (174 pour 434 éditeurs) ont réalisé le samedi soir leurs chiffres accomplis sur toute la durée de la précédente foire, conséquences: déjà des signatures pour 2017 et de nombreuses demandes...

      Les éditeurs heureux? Petits et grands se sont montrés satisfaits avec une progression de 30% de leurs ventes, fameux! La gratuité? On la redemande, pourquoi ferait-on à présent marche arrière? Paroles de Dany Laferrière himself: "Le prix crée une barrière artificielle. Les gens n'achètent plus à cause de cette barrière symbolique. Ne pas payer, ce n'est pas juste une affaire de gratuité; quand c'est gratuit, le livre a l'air plus accessible." Une formule à renouveler? Répéter? "Assurément", nous proclame Hervé Gérard, le président du Conseil d'administration de la Foire, que j'ai eu l'occasion - le plaisir, avouons-le! - de saluer. Et si les partenaires publics et privés se montrent un peu plus généreux l'année prochaine, l'investissement fait sur l'avenir deviendrait rentable... Non?

      Un public plus jeune et des débats bien plus suivis cette année? L'autre grande tendance, c'est l'arrivée d'un public autochtone, acheteur et en effet plus jeune: environ 700 personnes, une partie non négligeable pour un dessinateur BD et youtubeur connu; notons également et avec soin un bel afflux pour Frédéric Lenoir au Théâtre des Mots et une file conséquente pour l'incontournable Amélie Nothomb repérable de loin grâce à son légendaire chapeau noir tandis que Pierre Kroll, Philippe Geluck et Melvin Burgess ont eux aussi connu leur petit succès, le bémol étant, comme mentionné précédemment, la gestion quelque peu chaotique des entrées. Il fallait être auteur ou exposant pour pénétrer aisément, par le côté opposé - moi de même, pardon! -, dans cette antre du livre.

      Mais un malaise, bien réel, persiste malgré tout, en cause: une certaine déconsidération des éditeurs, mais pas tous, vis-à-vis des auteurs et que dire de la légèreté - insoutenable? - avec laquelle sont traités la plupart des manuscrits non sollicités? Un débat fut ouvert par Clotilde Guislain, directrice aux éditions Mardaga: quand l'édition s'affaiblit, la culture s'appauvrit. Vraiment?

      Faudrait-il lui rappeler, diplomatiquement éventuellement, que le fonds de commerce des éditeurs est composé des "auteurs"? Sans ces derniers, sa maison d'édition s'en irait au vent. Plus d'auteurs, pas d'édition! Pas d'auteurs, plus de lectures! Les objectifs d'un auteur ne sont pas ceux d'un éditeur; cependant l'un dépend de l'autre. Logique. Inéluctable. Si les premiers venaient à disparaître par manque de délicatesse des seconds, il va de soi que ces derniers s'évanouiraient - dans tous les sens du mot - face aux techniques d'édition émergeantes. Venir en aide aux éditeurs? Très bien mais pourquoi pas également aux auteurs, créateurs de culture? Car les heureux éditeurs ne sont pas détenteurs de la culture littéraire, ils n'en sont que le support technique. La culture est aux mains de ceux qui la créent: écrivains, peintres, sculpteurs, scénaristes, musiciens, artisans.

      Premier problème: une maison d'édition honorable reçoit 200 manuscrits par mois alors qu'elle souhaite n'éditer que vingt livres par an, chaque livre exigeant un sérieux investissement; deuxième problème: la rétribution des droits d'auteurs, souvent deux à trois euros sur un livre de 24 euros; troisième problème: les auteurs! Quels sont ceux qui retiennent l'attention? Faut-il être académicien, une star ou un personnage public, ou s'être déjà fait un nom autrement? Être publié relève de la chance, semble-t-il, et le sort des manuscrits paraît aussi hasardeux que celui d'une bouteille jetée à la mer par un naufragé. Lettre morte? Que de "perles" perdues et il faut relever, de surcroît, qu'en quelques années le nombre de lecteurs a bien diminué... 40 à 50% de moins selon diverses sources.

      Editeurs, éditrices, plus de considération, s'il vous plaît, pour les génies...pardon, les auteurs et leurs manuscrits; sinon ils prendront la poudre d'escampette et iront davantage pousser la porte des autres formes d'édition, et ce sera tout bénéfice pour eux. Souhaitez-vous sauver Willy? La culture? Dans ce cas, accueillez et aidez l'auteur comme un frère, une soeur, un cousin, une nièce... D'accord? Merci pour lui...ou elle!

    Foiredulivrebruxellesbonheur  

  • Arts et Lettres, puissance et révélation, par Thierry-Marie Delaunois

    Arts1

     

     

     

      "L'alchimiste de Coelho, une lecture que je recommande vivement! Il y tant de richesse dans cette oeuvre que j'en suis toute chose! Quel bouquin! J'en tremble encore quelque peu, je ne sais pourquoi..."

      "Ah ces deux groupes Abba et Queen! Je suis en transe dès que je les écoute mais ce sont de bonnes ondes! Le pied! Et Bowie!"

      "Stéphanie dans 'La Jeune Fille et La Mort' de Dorfman est magnifique, magistrale! Un jeu remarquable pour un texte qui l'est tout autant! J'irai la revoir sur scène, elle me transporte..."

      "Ce Picasso, il me touche, m'interroge, tandis que ce Mangano, il m'émeut par ses couleurs vives, ses oiseaux, par la joie et la simplicité qui s'en dégagent..."

      "L'allegro final de la cinquième de Beethoven, c'est de la foi, de l'optimisme malgré la douleur, de la combativité! Chaque fois que je l'écoute, je me sens...il n'y a pas de mots!"

      Du rêve, de la réflexion, des élans d'une grande spontanéité accompagnés de sensations peu comunes, des bienfaits parfois étonnants, du bien-être, de la jouissance, un état second proche de l'ivresse...les Arts et les Lettres ne laissent point de marbre les fibres que nous possédons et avons acquises souvent à notre insu, la génétique aidant, déclenchant chez nous sourires, rires, larmes même! Des émotions positives bénéfiques, libératrices, salvatrices, également ressenties par le créateur lui-même, écrivain ou artiste de tout poil, plongé dans la genèse, la naissance de son oeuvre. Normal? Humain: nous avons tous un coeur, une âme (selon les croyances), une sensibilité. Comme une part de divin. La création, artistique ou littéraire, ne peut que nous mener au rêve, à l'exaltation, toutes émotions confondues, même davantage, le saviez-vous? Elle nous permet de découvrir nos propres vibrations, nos propres affinités avec le monde qui nous entoure; elle nous réveille, révélant au grand jour ce qui fait notre être, notre personnalité. Un être, un talent. Un être, une révélation par delà nos différences (races, religions, cultures,...), les Arts et Lettres nous élevant par cette prise de conscience que l'être humain est capable de bien belles réalisations (cathédrales, Chapelle Sixtine,...). Du meilleur! La littérature, par les salons, foires du livre et lectures publiques notamment, la musique classique et autre, par les concerts et le disque, la photographie, la peinture, le dessin et la sculpture, par les expositions et les musées, le théâtre et le cinéma par l'intermédiaire des scènes et des salles de projection, nous mènent - ô plaisirs! - au dialogue, aux échanges, aux partages, à la réflexion, à la création de mouvements, de groupes, effet boule de neige garanti, l'engouement manifeste, certains artistes devenant de véritables légendes, des mythes.

      Les Arts et Lettres bienfait pour l'humanité? Posons-nous plutôt la question: un monde sans Arts ni Lettres serait-il viable? Survivrait-il? Un monde sans aucune créativité, est-ce concevable? Il existe des régimes où la censure est telle qu'aucun talent ne peut émerger ni vivre au grand jour sans se faire "décapiter" au nom d'un système de nature répressive à l'esprit étroit. Comment dans ce cas s'élever? Elever une nation? Les Arts et les Lettres font un peuple, sa culture, son Histoire, deviennent patrimoine matériel, même immatériel parfois. La réponse est donc on ne peut plus évidente: aucun talent ne devrait être étouffé dans l'oeuf; il devrait pouvoir éclore en toute sérénité, pouvoir se révéler afin de nous transporter, de nous éblouir d'une part, de nous détendre et de nous déstresser, d'autre part, de la vie, ses contraintes et sa routine qui nous minent, nous empêchent de nous sentir bien, en harmonie avec notre entourage, Arts et Lettres devenant ici détente, loisir, soupape, libération...

      Libération? En nous délivrant de la plupart de nos maux par une sorte de purge nous permettant d'extraire de notre intérieur ce qui nous retient, nous empêchant de vivre réellement. Ne voit-on point régulièrement des artistes plus équilibrés et plus heureux que des économistes? Des écrivains, même s'ils vendent peu, plus épanouis que des hommes d'affaires? Il y a tant d'insatisfaits, d'inquiets, de nerveux, de stressés; gageons que sans Arts ni Lettres, il y aurait encore davantage sur notre terre de malades et de pathologies recensées. Il est donc heureux que nous ayons des yeux pour voir, des oreilles pour écouter, des mains pour créer...notamment!

    (ci-dessous une peinture de l'artiste Mangano, Bruxelles, Belgique)

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