AupresdemablondeUne première lecture pour cette saison:Aupresdemablonde

 

Au fil d'Isis... & Les trois épreuves d'Isis

deux recueils de textes bien surprenants!

 

Une deuxième lecture:

Raconte-moi Mozart...

un cinquième roman se déroulant au coeur des Alpes-de-Haute-Provence!

 

Une troisième lecture:

Auprès de ma blonde

Le sixième roman, un suspense psychologique!

 

 

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Maison des Ecrivains, A.E.B. et...Bijou, par Thierry-Marie Delaunois écrivain

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  "Mmm... Je flâne et m'éclate à Bruxelles, plus précisément à Ixelles, chaussée de Wavre, me faufilant dans les moindres recoins, au courant de tous les potins car je fais partie du décor, donc aucune méfiance à mon égard! Je suis censé ne rien entendre ni ne rien comprendre. Pourtant...si vous saviez?

  A la hauteur du 150, fasciné, j'aime m'immobiliser! S'y dresse une superbe maison bourgeoise de style éclectique d'inspiration classique: la Maison Lemonnier - Maison des Ecrivains, siège social de l'A.E.B., une bâtisse propriété de la Communauté Française de Belgique, concepteur: André-Edouard Jolly, baron et lieutenant-général, 1799 - 1883.

  Pardon, je ne me suis toujours pas présenté: je suis Bijou, le chat du coin, curieux de tout et il m'est déjà arrivé de me glisser dans l'immeuble, une élévation enduite de trois niveaux et quatre travées, coiffée d'un large entablement sous fronton triangulaire; aux étages: des travées marquées par de larges pilastres à chapiteau corinthien; des baies surlignées d'un linteau mouluré en pierre frappé d'une clef décorative (Archives ACI/Urb 317 150). Oui, j'en sais des choses; de toute façon vous connaissez nos pouvoirs à nous, les chats! Ne jamais nous sous-estimer...

  Lemonnier, ai-je dit, plutôt miaulé? Camille Lemonnier, 1844 - 1913, animateur de la vie littéraire et artistique belge, romancier, conteur, dramaturge et critique d'art, qui a donné son nom au Musée devenu dès 1997 musée à part entière, affilié au Conseil Bruxellois des Musées, sa fille Marie ayant eu la brillante idée de confier à l'A.E.B. la gestion et la conservation de ses collections inestimables toutes regroupées au premier étage du bâtiment, de l'authentique! Souhaitez-vous goûter à un peu de Lemonnier au passage? Voici:

  "Des nuées grises s'amassaient au ciel, dérobant par moments la lune; une obscurité s'élargissait alors sur la campagne comme un fleuve profond; et le vent soufllant dans les orgues du bois faisait une rumeur grave qui s'étendait. Une angoisse mortelle avait pour jamais banni sa quiétude. Elle regardait la nuit noire comme son chagrin, le ciel voilé comme son âme et ce déclin de l'été semblable à l'amertume des jours qui commençaient pour elle. Des souvenirs l'assaillaient..." Extrait de "Un Mâle", 1888.

  Ne croyez point que seuls les humains puissent apprécier les mots sources d'émotions intenses, de vives sensations et de grands sentiments! Moi, je...mais revenons-en plutôt à nos moutons - je préférerais cette expression avec souris en lieu et place! -, à cet immeuble édifié en 1889 par le baron Oscar Jolly, le fils de l'autre, acquis par la commune d'Ixelles en 1924: c'est sur l'initiative de Eugène Flagey, le bourgmestre de l'époque, qu'il a été mis à la disposition de l'Association (1946) tant qu'il existerait afin qu'elle puisse y exercer les nombreuses et exaltantes activités conformes à ses objectifs. L'A.E.B., chat vaut vraiment le détour! A.E.B. pour Association des Ecrivains Belges de langue française, une prestigieuse association brillante par l'aura qu'elle véhicule et la qualité des oeuvres de ses auteurs, une véritable et vénérable caverne d'Ali Baba de Lettres tous genres confondus. Romans, poèmes, nouvelles, essais, théâtre, contes notamment. Foi de Bijou, il faut se rendre aux Soirées des Lettres de l'Association: mensuelles, elles se révèlent vivantes, chaleureuses, inspirées! Sachez que j'y entre en chat-imini, oreilles dressées, également attentif à ce que l'on ne découvre point ma présence qui serait probablement jugée inopportune...

  Fondée en 1902 par Octave Maus, l'A.E.B. a pour vocation d'étudier, de protéger et de permettre le rayonnement de Nos Lettres de langue française; sa revue, se voulant quadrimestrielle, son site internet et sa lettre rassemblent intelligemment réflexions et informations sur notre trépidante vie littéraire, ses Soirées constituant comme je viens de vous le révéler un moment d'extrême convivialité par les rencontres proposées et les présentations dynamiques d'oeuvres nouvelles, les prix qu'elle attribue encourageant les jeunes auteurs et récompensant des ouvrages de genre divers.

  Souhaiteriez-vous entendre et même écouter Anne-Michèle Hamesse, Présidente d'exception de l'Association, s'exprimer sur sa tâche et sur le rayonnement de nos Lettres? Visionnez dans ce cas ses vingt minutes d'interview réalisée par l'étonnant Philippe De Riemaecker, éminent reporter et correspondant, dans les locaux de l'A.E.B.

  Comme je vous l'ai dit précédemment, moi je ne suis que l'amical félin du coin mais, nom d'un chat, s'il y a un lieu réellement incontournable de notre Culture et de notre Histoire dans le quartier, c'est bien la Maison des Ecrivains, fière et forte, un...bijou si je peux me permettre! Allons! A bientôt pour la prochaine Soirée des Lettres, ces Soirées se déroulant presque toujours le troisième mercredi du mois à 18h! A présent je vous quitte car c'est l'heure de ma sieste...au soleil de Nos Lettres!

 

Lien vers l'interview: https//www.youtube.com/watch?v=NR5lf57eDgY

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Je vivrai toujours après ma mort, par Thierry-Marie Delaunois écrivain

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  Extrait de l'hommage rendu à la disparue lors de ses funérailles qui se sont déroulées récemment dans une église presque remplie, en toile de fond: le deuxième mouvement de la troisième symphonie de Beethoven: "D'origine italienne, Maria (prénom d'emprunt par souci de discrétion) n'avait que trente-neuf ans à son propre compteur de vie; infirmière et chef de service, elle se donnait à fond dans son métier; dévouée, elle effectuait même des remplacements si nécessaire, le coeur toujours à l'ouvrage malgré des plages horaires souvent pénibles, essayant de conserver en permanence le sourire; pourtant, à l'occasion, il s'effaçait non par manque d'implication, de motivation, mais en raison de cette fatigue lancinante que l'on accumule dans cette profession si exigeante. L'on sait que les pauses sont courtes, insuffisantes, et les sollicitations incessantes.

  Notre Maria sentait que physiquement elle n'irait plus si loin si elle ne prenait pas par intermittences de solides vacances, ceci avant même que se déclare la maladie qu'elle a dans un premier temps ignoré, se jetant corps et âme dans les soins, prenant souvent sur elle les maux de ses patients qu'elle affectionnait sans distinction. Ceci, elle ne pouvait s'en empêcher mais cela ne l'handicapait point dans son métier..."

  Le début d'une fiction? D'un roman destiné à la publication? Loin de là: ce texte-hommage a été lu le 6 mai dernier à l'occasion des funérailles de Maria qui a bel et bien existé et que je connaissais fort bien, Maria, une jeune femme épanouie mais restée célibataire, totalement altruiste mais avec occasionnellement des sautes d'humeur en raison de son épuisement physique et non psychique. Nous savons tous que le métier d'infirmière lorsqu'il est exercé dans un important établissement hospitalier est plus qu'accaparant mais ailleurs également. Comment dans ce cas parvenir à se vider la tête, l'esprit, une fois rentré chez soi après une dizaine d'heures d'un service intense? Vies privée et familiale peuvent s'en ressentir...

  "Ce n'est que tardivement qu'elle a consulté son médecin. Lorsque les vertiges et les nausées sont apparus mais il était à cet instant-là déjà un peu tard pour remédier au problème. Le choc? Intense quand le diagnostic fut posé, mais avec cette surprenante déclaration qui a rapidement suivi: "Je savais que quelque chose clochait, je le sentais au fond de moi mais quoi précisément? C'était semblable à une conviction intime. Pourquoi ai-je ignoré les signes? Par insouciance, inconscience ou...négligence? Une période de recul, de retrait, qui fut accompagnée d'une longue réflexion a suivi jusqu'au jour où elle nous a abruptement déclaré: "Au fond, c'est peut-être là un signe, le signe que ma mission s'est achevée! Qu'il est à présent temps pour moi de raccrocher en tant qu'infirmière mais comme j'ai persévéré, mon corps s'est révolté, décidant à ma place. Je suis parvenue à retaper pas mal de patients, à faire des heureux, à sauver des vies au sein d'une équipe formidable, dévouée et compétente, j'en suis heureuse; je peux donc partir en toute sérénité...mais sans trop de souffrances, j'espère!" 

  Non, ceci n'est pas une fiction, petit rappel, ce sont bien les paroles de Maria, paroles frappantes certes mais bien réelles, à marquer la mémoire, les mémoires pour la vie! Comment peut-on, je vous le demande, tenir de tels propos lorsqu'on a appris que l'on est atteint d'une irrémédiable tumeur? Être malgré tout satisfaite, heureuse même! Mais confiance en soi, optimisme et combativité étaient les maîtres-mots de Maria qui était sans cesse animée par on ne sait quelle mystérieuse petite flamme intérieure.

   "Oui, vous êtes plusieurs dans cette assemblée à savoir que je dis vrai. Notre Maria, bien que n'étant pas une véritable force de la nature, évoluait le coeur à la place du cerveau; c'est certainement la raison pour laquelle elle était si appréciée de nous tous! Mais le plus étonnant, c'est qu'elle est restée moralement vivante, lucide, jusqu'à la fin, avec ce soudain et curieux discours qu'elle nous a tenu quelques jours seulement avant son départ: "Ecoutez-moi... La mort n'est pas ce que l'on croit généralement, la fin de tout! Ce n'est en fait que mon enveloppe corporelle, physique, qui quittera ce monde. C'est la vie qui gagne après tout! Pourquoi me regardez-vous tous ainsi? Je m'explique: je suis dans vos coeurs, n'est-ce pas, et dans vos mémoires; je continuerai donc à vivre par votre intermédiaire à tous! Vous penserez à moi, vous parlerez de moi, vous m'imaginerez auprès de vous, vous reprendrez mes paroles à l'occasion... Entretenez mon souvenir mais sans faire de fixation et sans vivre dans le passé, s'il vous plaît!" Nous nous étions alors regardés, conscients qu'elle détenait là une des clés qui nous permettraient de continuer à avancer en l'absence physique de celle qu'on aimait. De l'être aimé..."

  Que pourrions-nous déduire de tels propos? C'était plausible et même acceptable comme idée; c'était même plus qu'une idée: donner un sens à la mort qui n'en est pas réellement une! Aussi bien un athée qu'un croyant peut voir la mort comme la simple disparition de notre enveloppe charnelle, la mémoire de nos proches nous maintenant en vie par delà notre mort et faire son deuil ne signifie pas oublier le disparu ni le condamner à une mort totale qui, en fait, n'existe point! Et tourner la page ne veut pas dire que l'on expédie aux oubliettes celui ou celle que l'on aimait "de son vivant"! La vie gagne, les commémorations et autres réunions familiales ou privées le prouvant sans cesse, cierges, bougies et photos en témoignant.

  Dans l'esprit des croyants, nous ne disparaissons également pas en totalité, sensations, intonations et attitudes que nous avions de notre vivant formant cette partie, cette entité invisible à nos yeux dont l'empreinte est pourtant plus que manifeste. Ne nous est-il jamais arrivé de sentir une présence auprès de nous ou d'entendre - croire entendre? - la voix d'une personne défunte physiquement? Il est bien sûr extrêmement pénible de ne plus pouvoir côtoyer un être cher mais soyons à la fois un brin lucide et philosophe: tant que nous vivons, continuons à faire vivre chacun à notre manière nos disparus!

  L'hommage rendu à Maria se clôtura par cette citation qu'elle aimait tant: "La mort, on s'en fout, c'est pour plus tard et tant pis si c'est pour demain ou pour ce soir! En attendant, vivons et aimons comme des fous!", une auto-citation en fait... Mais, Maria, tu es toujours bien là assise au coin du feu? Bien sûr! Où ai-je la tête?

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