7 roman thierrybis

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Une première lecture pour cette saison:

Au fil d'Isis... & Les trois épreuves d'Isis

deux recueils de textes mêlant prose et poésie !

 

 

Une deuxième lecture:

Raconte-moi Mozart...

un cinquième roman se déroulant au coeur des Alpes-de-Haute-Provence !

 

 

Une troisième lecture:

Auprès de ma blonde

Le sixième roman, un suspense psychologique !

 

 

Une quatrième lecture: son dernier roman !

Connectée

Un roman dans l'air du temps!

 

Charme, Légèreté, Humour et Convivialité sont les mots-clés de ce site.

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voeux

  • La réussite d'un livre...aléatoire? par Thierry-Marie Delaunois

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      Il n'existe point de recette miracle, paraît-il, pour assurer le succès d'un ouvrage, bien entendu, mais il est toujours intéressant de rappeler certaines réalités à ne point dénigrer...

      Tout d'abord, chaque publication est un pari qui comporte un risque car les réactions des libraires et du public ne sont pas prévisibles...ou très rarement. Il arrive qu'une oeuvre ne se vende pas mais que, publiée une nouveau fois quelques années plus tard par un éditeur de notoriété équivalente, elle se vende bien. Etonnamment. Les éditeurs sont souvent les premiers surpris du succès d'un best-seller. Le public apprend alors plus tard, en lisant la presse, que tel ou tel livre figure parmi les meilleurs ventes! Alleluia pour l'auteur! Un ancien responsable des éditions Stock explique qu'il a publié à cette époque 40 romans étrangers par an, deux ou trois d'entre eux devenant des succès à 200000 ou 300000 exemplaires, sans article de presse. Pourquoi un tel succès pour ces trois livres et pas les autres? Dans une lettre à un académicien, il a répondu: " On n'a jamais compris, ni comment cela se produisait..."

      De temps à autre, un nouvel auteur "perce" subitement, faisant la Une de tous les grands médias; on apprend alors que son premier livre, bien qu'encore à paraître, est déjà sur le point d'être adapté au cinéma. Hollywood...bingo assuré! On appelle cela "un montage médiatique". Comment, alors que les critiques littéraires sont continuellement submergés de livres en service de presse, assaillis par les appels (téléphoniques notamment! de centaines d'éditeurs (plus de 4000 maisons répertoriées en France en 2008) et d'auteurs sur les nerfs, comment est-il possible qu'ils soient subitement tous d'accord (ou presque) pour annoncer haut et fort que tel auteur, qui vient de terminer l'écriture de son premier livre pas encore publié, est un génie (d'une certaine manière) et que son ouvrage sera le succès de l'année? Une seule explication: les campagnes de presse savamment orchestrées et payées à coup d'arguments sonnants et trébuchants, afin de lancer un nouveau poulain! C'est évidemment l'exception, non la règle générale, mais ces informations et faits sont avérés.

      Contrairement à une idée répandue, hormis le cas de figure particulier décrit ci-dessus, la presse vient généralement couronner le succès d'une oeuvre plutôt qu'elle ne le provoque. Un auteur qui publie son premier ouvrage n'obtiendra que rarement des articles dans les grands médias nationaux dès sa parution. En vérité, le principal moteur de la réussite est le bouche à oreille soutenu par l'implication et la ténacité de l'auteur. Des lecteurs satisfaits qui incitent leurs amis et relations à acheter l'ouvrage au cours d'une conversation, voilà ce qui fait vendre avant tout, et ceci vaut d'ailleurs pour de nombreux produits culturels.

      Bien évidemment, obtenir un article dans un journal, c'est avantageux, de même qu'obtenir une interview ou une présentation à la radio. Mais cela ne suffit pas. Il faut un relais du public, des lecteurs, ce qui relève d'une alchimie complexe qu'il est impossible à prévoir. Gaston Gallimard, fondateur de la célèbre maison d'édition, a dit un jour au jeune Robert Laffont venu solliciter ses conseils: "Vous ne serez pas un éditeur tant que vous parlerez de certitude. Après 40 ans de ce métier, je ne peux vous dire qu'une chose, c'est qu'on ne sait jamais rien du sort d'un livre..."

      Il est évidemment intéressant de tenter sa chance avec les médias locaux, auprès desquels il est plus facile d'obtenir un article. L'expérience montre que ces derniers sont souvent plus réceptifs aux envois d'un service de presse mais qu'est-ce exactement que le service de presse?

      C'est envoyer à des journalistes un exemplaire du livre. Ils en prennent ainsi connaissance et, si la thématique les intéresse, le présentent dans leur journal. Il peut s'agir de critiques littéraires, mais aussi de journalistes scientifiques, économiques, médicaux, etc. Le service de presse est ciblé selon le thème et le genre. Rappelons-nous cependant que la presse reste libre et indépendante: les journalistes décident seuls de présenter le livre ou de s'en abstenir. La différence avec l'achat d'une publicité réside à priori  dans la gratuité des articles librement rédigés.

      C'est la théorie car en pratique, les choses se compliquent sérieusement: en effet, les journalistes sont littéralement submergés de livres envoyés en service de presse, ne pouvant tous les lire et les commenter. Seule une infime partie sera finalement lue pour faire l'objet d'un "papier". Les amis seront évidemment les premiers servis... Mais cela ne signifie pas que le service de presse soit inutile. De temps en temps, un ouvrage "passe" et un seul article justifie les autres envois!

      Il faut savoir également que les éditeurs ne sont pas systématiquement informés des articles sur leurs publications; faute de pouvoir scruter toute la presse en permanence, il arrive qu'un papier paraisse sans qu'ils le sachent. Le service de presse fait partie du travail de tout bon éditeur, chacune des parutions en bénéficie. Bien entendu, un auteur peut aussi offrir un exemplaire dédicacé de son livre à un ou plusieurs journalistes de sa connaissance: c'est d'ailleurs chose courante dans la profession, et il est souhaitable que l'auteur suggère à l'éditeur d'éventuels envois, notamment aux médias locaux (quotidien local, télévision régionale, radio locale...) et spécialisés, auprès desquels il est plus facile d'obtenir une interview qu'auprès des médias nationaux.

     Que retenir en fin de compte? Les mots-clé sont: bouche à oreille, campagne de presse, implication personnelle de l'auteur et création d'un réseau d' "amis" mais l'on est comme l'on est: certains ont "la fibre", d'autres pas. Se faire aider? Seconder? Capital et...que la lumière soit! Merci à tous!

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  • Plus-value culturelle en péril, par Thierry-Marie Delaunois

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      "...ils répondent plutôt à une logique commerciale et orientent vers des ouvrages plus fructueux à vendre...préférant une pratique de l'opacité...la visibilité est nulle..." lit-on dans un sérieux magazine littéraire au sujet d'une significative plateforme de vente en ligne d'ouvrages littéraires et autres produits de tout acabit. Faut-il s'en étonner? Avant tout la rentabilité, le profit, faire du chiffre, sinon c'est le Titanic assuré. Vraiment? Ne serait-ce pas qu'une (simple?) question de gestion pour parvenir à rendre le site de vente attractif et faire ressortir le meilleur du "meilleur", c'est-à-dire la qualité? Qualité de style et de fond des ouvrages proposés en vitrine?

      Les partenaires de la "chaîne du livre", éditeurs, libraires, critiques, bibliothécaires, se placent certes aussi dans une logique commerciale mais en y ajoutant une plus-value culturelle qui fait (toute) la différence. L'éditeur travaille le livre avec l'auteur et offre une information ainsi qu'une promotion du livre, parfois un pari sur le futur qui consiste à investir éventuellement à perte sur un auteur à l'avenir duquel on croit. Le libraire assure la visibilité du livre, propose une information, prodigue des conseils aux lecteurs. Le journaliste pose un regard critique. Le bibliothécaire assure l'accompagnement des lecteurs dans les multiples questions qu'ils se posent...bien, bien, ainsi le bateau de la plus-value coulera moins vite. Couler? L'invasion du numérique, de l'e-book, a porté un fameux coup à l'adorable livre papier parfois parfumé dont on tourne les pages avec émotion et délice une fois en apnée avec l'oeuvre, son contenu souvent aussi riche que la faune et la flore marines réunies. Qu'ajoute à cela? Evolution, progrès, entend-on tous azimuts mais l'est-ce réellement?

      Réfléchissons-y posément mais sérieusement... Nos yeux, par exemple, ne vont-ils pas un jour rétrécir au point de nous rendre inaptes à ouvrir un bel ouvrage littéraire parfumé? Les écrans sont partout: sur le téléphone portable, le smartphone, l'i-pod, la tablette, l'ordinateur, et n'oublions pas l'écran télé et l'écran ciné. Accro? On le devient aisément...et la littérature en fin de compte? Revenons-en donc à nos "mots-ons": préserver la chaîne éditeur-libraire-journaliste-bibliothécaire, avec la plus-value culturelle que celle-ci garantit (même si des adaptations dans la chaîne seraient souhaitables), est un gage du maintien de la variété éditoriale, de la diversité créative aussi. Souvenons-nous en lorsque nous serons tentés, par facilité, de commander des livres chez un cybercommerçant douteux au lieu de privilégier ceux qui font réellement vivre le livre et...le saviez-vous? Les gros lecteurs achetant leurs livres sur la toile n'y découvrent qu'environ 7% de ces livres! Pour 93% de ces ouvrages de qualité, ce sont les libraires physiques, les journalistes, le service promotionel de l'éditeur et les bibliothécaires qui les ont informés, mais ce travail-là a malheureusement un coût. Il ne se brade pas. Tout d'un coup un Coelho apparaît dans une caisse à la brocante de quartier? Foncez! Plongez! Des noms d'auteurs de qualité? Vous en voulez? Aucun ne sera cité ici, ce serait faire de l'ombre à tous les autres. Imaginez que je vous cite Eric-Emmanuel Schmitt, je rejeterais Amélie Nothomb dans l'obscurité... Et qu'est-ce qui fait le succès d'un livre ou d'un auteur au final? Trop d'éléments entrent ici en jeu, pas toujours des meilleurs... Se retrouver répertorié sur Amazon.fr ou Chapitre.com par exemple? Très bien mais ce n'est qu'une porte ou une fenêtre qui s'entrouvre. Et les réseaux sociaux? Utiles essentiellement pour être suivi. A bon entendeur...

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