AupresdemablondeUne première lecture pour cette saison:Aupresdemablonde

 

Au fil d'Isis... & Les trois épreuves d'Isis

deux recueils de textes bien surprenants!

 

Une deuxième lecture:

Raconte-moi Mozart...

un cinquième roman se déroulant au coeur des Alpes-de-Haute-Provence!

 

Une troisième lecture:

Auprès de ma blonde

Le sixième roman, un suspense psychologique!

 

 

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Je vivrai toujours après ma mort, par Thierry-Marie Delaunois écrivain

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  Extrait de l'hommage rendu à la disparue lors de ses funérailles qui se sont déroulées récemment dans une église presque remplie, en toile de fond: le deuxième mouvement de la troisième symphonie de Beethoven: "D'origine italienne, Maria (prénom d'emprunt par souci de discrétion) n'avait que trente-neuf ans à son propre compteur de vie; infirmière et chef de service, elle se donnait à fond dans son métier; dévouée, elle effectuait même des remplacements si nécessaire, le coeur toujours à l'ouvrage malgré des plages horaires souvent pénibles, essayant de conserver en permanence le sourire; pourtant, à l'occasion, il s'effaçait non par manque d'implication, de motivation, mais en raison de cette fatigue lancinante que l'on accumule dans cette profession si exigeante. L'on sait que les pauses sont courtes, insuffisantes, et les sollicitations incessantes.

  Notre Maria sentait que physiquement elle n'irait plus si loin si elle ne prenait pas par intermittences de solides vacances, ceci avant même que se déclare la maladie qu'elle a dans un premier temps ignoré, se jetant corps et âme dans les soins, prenant souvent sur elle les maux de ses patients qu'elle affectionnait sans distinction. Ceci, elle ne pouvait s'en empêcher mais cela ne l'handicapait point dans son métier..."

  Le début d'une fiction? D'un roman destiné à la publication? Loin de là: ce texte-hommage a été lu le 6 mai dernier à l'occasion des funérailles de Maria qui a bel et bien existé et que je connaissais fort bien, Maria, une jeune femme épanouie mais restée célibataire, totalement altruiste mais avec occasionnellement des sautes d'humeur en raison de son épuisement physique et non psychique. Nous savons tous que le métier d'infirmière lorsqu'il est exercé dans un important établissement hospitalier est plus qu'accaparant mais ailleurs également. Comment dans ce cas parvenir à se vider la tête, l'esprit, une fois rentré chez soi après une dizaine d'heures d'un service intense? Vies privée et familiale peuvent s'en ressentir...

  "Ce n'est que tardivement qu'elle a consulté son médecin. Lorsque les vertiges et les nausées sont apparus mais il était à cet instant-là déjà un peu tard pour remédier au problème. Le choc? Intense quand le diagnostic fut posé, mais avec cette surprenante déclaration qui a rapidement suivi: "Je savais que quelque chose clochait, je le sentais au fond de moi mais quoi précisément? C'était semblable à une conviction intime. Pourquoi ai-je ignoré les signes? Par insouciance, inconscience ou...négligence? Une période de recul, de retrait, qui fut accompagnée d'une longue réflexion a suivi jusqu'au jour où elle nous a abruptement déclaré: "Au fond, c'est peut-être là un signe, le signe que ma mission s'est achevée! Qu'il est à présent temps pour moi de raccrocher en tant qu'infirmière mais comme j'ai persévéré, mon corps s'est révolté, décidant à ma place. Je suis parvenue à retaper pas mal de patients, à faire des heureux, à sauver des vies au sein d'une équipe formidable, dévouée et compétente, j'en suis heureuse; je peux donc partir en toute sérénité...mais sans trop de souffrances, j'espère!" 

  Non, ceci n'est pas une fiction, petit rappel, ce sont bien les paroles de Maria, paroles frappantes certes mais bien réelles, à marquer la mémoire, les mémoires pour la vie! Comment peut-on, je vous le demande, tenir de tels propos lorsqu'on a appris que l'on est atteint d'une irrémédiable tumeur? Être malgré tout satisfaite, heureuse même! Mais confiance en soi, optimisme et combativité étaient les maîtres-mots de Maria qui était sans cesse animée par on ne sait quelle mystérieuse petite flamme intérieure.

   "Oui, vous êtes plusieurs dans cette assemblée à savoir que je dis vrai. Notre Maria, bien que n'étant pas une véritable force de la nature, évoluait le coeur à la place du cerveau; c'est certainement la raison pour laquelle elle était si appréciée de nous tous! Mais le plus étonnant, c'est qu'elle est restée moralement vivante, lucide, jusqu'à la fin, avec ce soudain et curieux discours qu'elle nous a tenu quelques jours seulement avant son départ: "Ecoutez-moi... La mort n'est pas ce que l'on croit généralement, la fin de tout! Ce n'est en fait que mon enveloppe corporelle, physique, qui quittera ce monde. C'est la vie qui gagne après tout! Pourquoi me regardez-vous tous ainsi? Je m'explique: je suis dans vos coeurs, n'est-ce pas, et dans vos mémoires; je continuerai donc à vivre par votre intermédiaire à tous! Vous penserez à moi, vous parlerez de moi, vous m'imaginerez auprès de vous, vous reprendrez mes paroles à l'occasion... Entretenez mon souvenir mais sans faire de fixation et sans vivre dans le passé, s'il vous plaît!" Nous nous étions alors regardés, conscients qu'elle détenait là une des clés qui nous permettraient de continuer à avancer en l'absence physique de celle qu'on aimait. De l'être aimé..."

  Que pourrions-nous déduire de tels propos? C'était plausible et même acceptable comme idée; c'était même plus qu'une idée: donner un sens à la mort qui n'en est pas réellement une! Aussi bien un athée qu'un croyant peut voir la mort comme la simple disparition de notre enveloppe charnelle, la mémoire de nos proches nous maintenant en vie par delà notre mort et faire son deuil ne signifie pas oublier le disparu ni le condamner à une mort totale qui, en fait, n'existe point! Et tourner la page ne veut pas dire que l'on expédie aux oubliettes celui ou celle que l'on aimait "de son vivant"! La vie gagne, les commémorations et autres réunions familiales ou privées le prouvant sans cesse, cierges, bougies et photos en témoignant.

  Dans l'esprit des croyants, nous ne disparaissons également pas en totalité, sensations, intonations et attitudes que nous avions de notre vivant formant cette partie, cette entité invisible à nos yeux dont l'empreinte est pourtant plus que manifeste. Ne nous est-il jamais arrivé de sentir une présence auprès de nous ou d'entendre - croire entendre? - la voix d'une personne défunte physiquement? Il est bien sûr extrêmement pénible de ne plus pouvoir côtoyer un être cher mais soyons à la fois un brin lucide et philosophe: tant que nous vivons, continuons à faire vivre chacun à notre manière nos disparus!

  L'hommage rendu à Maria se clôtura par cette citation qu'elle aimait tant: "La mort, on s'en fout, c'est pour plus tard et tant pis si c'est pour demain ou pour ce soir! En attendant, vivons et aimons comme des fous!", une auto-citation en fait... Mais, Maria, tu es toujours bien là assise au coin du feu? Bien sûr! Où ai-je la tête?

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Edition alternative et médiatisation: à tort ou à raison? par Thierry-Marie Delaunois écrivain

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  Vrai! A circuler dans les Salons et autres Foires du Livre, nous constatons d'année en année qu'il y évolue de plus en plus d'auteurs en dédicaces pour de moins en moins de lecteurs potentiels, un signe des temps probablement. Nous recherchons actuellement  plus à laisser notre propre empreinte en ce monde, ceci parfois désespérément, qu'à souhaiter nous imprégner de l'expérience et de la sagesse des autres, semblerait-il; du coup un grand nombre d'éditeurs croulent à présent sous des piles de manuscrits, ne sachant où donner de la tête, une des raisons qui les conduisent finalement à une sélection drastique. Obtenir son passeport pour l'édition traditionnelle chez l'un de ces maîtres-d'oeuvre à compte d'éditeur relève désormais de l'exploit et quand bien même l'on serait publié, il faudrait inéluctablement faire ses preuves d'un point de vue commercial. Si les ventes ne suivent pas, bye bye, l'auteur, tôt ou tard! Dure réalité mais c'est la réalité!

  Que constatons-nous également dans les Salons? Une disproportion significative entre le nombre d'auteurs après lesquels l'on court afin d'obtenir leurs signatures de "machines à dédicacer" - N'ayons pas peur des mots! - et le nombre de ceux qui, souvent délaissés, prennent leur temps avec les amis et connaissances venus simplement leur faire un petit bonjour bien des fois! Quelques-uns fort sollicités pour une pléiade de créatifs rêvant que l'on vienne à eux, ceux-ci devant parfois se métamorphoser en marchands de livres - Restons à la fois lucides et abrupts! - pour attirer l'attention et espérer réaliser ne fût-ce qu'une vente qui sauverait leur séance, voire leur journée, une triste réalité mais c'est la réalité!

  Tu as écrit une première oeuvre que tu estimes aboutie et tu rêves de décrocher ce fameux passeport, te baladant pour ce faire au Salon de Paris ou à la Foire de Bruxelles, sous le bras ton tapuscrit? Ce sésame éventuel imprimé en bonne et due forme? Courage, mon brave, car il te faudra t'accrocher à moins d'une veine incroyable ou que tu n'aies un talent HP qui te propulserait de manière inopinée mais heureuse en deux temps trois mouvements vers le sommet Gallimard ou Albin Michel par exemple. La chance, le talent, l'appui de taille ou la relation de qualité...mais il est un autre critère qui entre lui aussi en jeu: si tu es déjà soit connu, soit un people, soit une personnalité dans l'une ou l'autre de tes activités avec un physique plus qu'avantageux, tu pourrais dans ce cas être plus aisément accepté, c'est-à-dire publié mais il serait malgré tout inopportun de proposer un écrit peu abouti ou un navet - Toujours pas peur des mots! - à ton éditeur qui le remarquerait mais n'en tiendrait peut-être peu compte s'il devait déceler dans ton tapuscrit un potentiel lucratif d'abord pour son entreprise, ensuite pour "ta petite personne" débutant dans l'impitoyable milieu de l'édition. Il nous faut donc à présent faire la différence entre littérature et littérature...malheureusement! Celle qui mène au Goncourt ou au Renaudot avec un brin de chance et l'autre qui conduit principalement à la Une des médias, une implacable réalité mais c'est la réalité! Dur, dur à digérer? Un fait indéniable!

  Quelles sont les solutions ou autres alternatives éditoriales éventuelles pour l'auteur qui aurait été refoulé de l'édition traditionnelle? Avant d'envisager de se faire publier à compte d'auteur - une édition "cash" souvent onéreuse! -, il est vivement conseillé au candidat à l'édition de persévérer dans ses recherches d'une maison d'édition à compte d'éditeur- même si cela devait prendre deux à trois ans pour y parvenir... - et d'adresser un minimum de dix exemplaires de son oeuvre par-ci par-là mais pas au petit bonheur de préférence (une méthode de prospection sera évoquée ici lors d'une prochaine publication). Et si au bout d'une longue période d'efforts l'oeuvre n'a toujours pas trouvé preneur? Trois possibilités se présentent alors si tu souhaites ne pas tomber dans le compte d'auteur: le retour temporaire au tiroir avec un temps de réflexion à la clé; le remaniement du tapuscrit avant une relance; l'appel à d'autres prestataires publiant gratuitement mais avec des options éditoriales complémentaires facultatives souvent payantes! N'entrons pas ici dans de tels détails, l'on trouve toutes les informations à ce sujet sur le Net mais attention: si tu choisis de signer dans l'un ou l'autre de ces types d'édition, lis bien, et complètement, le contrat que l'on te propose afin d'éviter toute mauvaise surprise ultérieurement!

  Ton roman a été accepté et tu as décidé de signer? Mes félicitations car avec certaines de ces alternatives, tu auras la chance, même le plaisir, de te retrouver tôt ou tard en dédicaces dans l'un ou l'autre Salon du Livre prestigieux, gonflé à bloc et...médiatisé de surcroît mais ici: attention! Une nouvelle fois! La médiatisation - appareils photos, caméras et autres objectifs autour de ta personne avec également l'une ou l'autre possibilité d'interview! - peut être d'une certaine manière trompeuse pour le visiteur qui ne te connaît pas, lui faisant croire que tu es une vedette, une personnalité connue du grand public même si peu d'admirateurs t'entourent. Tu trompes le monde, l'incrédule, le naïf, sans le vouloir alors que tu n'es là que pour tenter de te faire connaître, pour accrocher le futur lecteur de tes ouvrages. Accepter ou pas d'être médiatisé n'est également pas toujours de ton seul ressort, ton éditeur veillant au grain et surtout à sa propre image!

  Tu as la possibilité de refuser toute forme de médiatisation car pour toi seuls comptent tes écrits? Bravo et courage pour la mise en lumière de ceux-ci! Tu es d'accord d'être médiatisé? Vu et mis en valeur? A tes risques et périls car il te faudra à l'occasion composer ou mettre les points sur les i auprès de ton public.

  Edition alternative et médiatisation: à tort ou à raison? C'est selon! A chacun sa réponse en fonction de des objectifs que l'on s'est fixé! En âme et conscience? C'est une question à laquelle tu es le seul, ou la seule, à pouvoir répondre...sans jamais perdre de vue que séance de dédicaces rime en principe avec "être vu"! Mais il serait sûrement bon d'ouvrir un vaste débat sur le sujet car il y a toujours des pour et des contre...un débat médiatisé de préférence!

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